Via Alpina violette (Première partie)

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En 2010, j’entamai la traversée des Alpes entre la Méditerranée et l’Adriatique à pied et en solitaire par l’itinéraire transalpin «La Via Alpina». Le projet qui devait s’étaler sur plusieurs saisons prévoyait de passer par tous les pays que traverse ce chemin en utilisant le plus de voies possibles, c’est-à-dire quatre variantes sur les cinq que compte cet itinéraire.

En août 2012, après 2230 kilomètres environ, j’arrivais presque au terme de ma randonnée qui fut hélas amputée des quatre dernières étapes en raison d’une chute stupide qui me contraignit à un arrêt prématuré.

moiCes trois saisons sur les itinéraires bleu, vert, jaune et rouge ont fait l’objet de livres «D’un pays à l’autre, par la Via Alpina, parties 1, 2 et 3» qui retracent les ambiances et les impressions, les anecdotes, les moments inoubliables – grandioses ou difficiles -, les rencontres, les surprises et toutes choses qui émaillent une itinérance solitaire.

J’avais plus ou moins réussi mon pari, même si le destin en avait un peu terni son panache.

Mais il me restait une voie que je n’avais pas explorée. Elle me faisait les yeux doux. Comment lui résister alors qu’elle me proposait sur le site de la Via Alpina, comme une invitation aguichante, toutes les informations nécessaires pour pouvoir venir lui rendre visite.

Ainsi, en juillet 2013, j’entrepris de me rendre à Oberstdorf en Allemagne, lieu de départ ou d’arrivée de l’itinéraire violet (ainsi que de l’itinéraire jaune et point de passage de l’itinéraire rouge).

En 27 étapes, je ralliai Werfen en Autriche (non loin de Salzbourg), ce qui représentait approximativement une petite moitié de cet itinéraire qui se termine dans le massif du Triglav en Slovénie (rejoignant la voie rouge peu avant le refuge Tržaška koča na Doliču).

Arrêter un parcours en son milieu est un pont jeté sur l’avenir.

Pour cette randonnée, je réduisis les notes de voyage à des textes succincts et dépouillés, sans ambition littéraire, jetés à la volée dans l’unique but de fixer dans la mémoire le souvenir des différentes étapes. J’avais projeté de donner la primauté aux images et d’oublier un peu les mots. Pour ce faire, je glissai dans mes bagages en plus de l’appareil photo, une minuscule caméra, un carnet de dessin, une petite boite d’aquarelle et quelques crayons.

Quand il faisait beau, que j’en avais le temps, je m’installais dans l’herbe pour prendre quelques détails sur le vif. Si l’étape était longue ou que le temps ne s’y prêtait pas, je me contentais de ce que je voyais dans les refuges ou sur l’écran de mon appareil photo.

Le résultat n’a pas été toujours à la hauteur de mes espérances, mais réaliser un carnet de voyage, c’est avant tout rechercher le plaisir de s’y consacrer et accepter l’imperfection.

Oberstdorf-Lenggries

Contrairement au dessin, la photo resta néanmoins la mémoire incontournable, instantanée et effaçable d’un simple clic de ce voyage.

Dans les vidéos réalisées à partir des clichés et des courtes séquences filmées, les étapes sont très inégalement évoquées car à l’inverse du photographe professionnel où la randonnée et les conditions climatiques sont un préalable au reportage photo, pour le marcheur, la randonnée – et particulièrement celle au long cours – reste prioritaire et c’est la photo qui doit se plier aux conditions et à la météo. Les jours de pluie, de brouillard intense ou dans les situations difficiles, il oublie l’appareil.

D’Oberstdorf à Lenggries

À l’inverse de la plupart des via alpinistes, j’ai parcouru cette variante (comme toutes les précédentes) à contre-sens commençant par la fin à Oberstdorf, pour des raisons de facilité d’acheminement.

Les deux vidéos présentées sur cette page reflètent de façon totalement subjective le début de mon parcours entre Oberstdorf et Lenggries (12 étapes). Le temps déplorable du début a laissé place à une météo mitigée, parfois brumeuse mais jamais menaçante.

Linderhof.

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J’ai suivi globalement le parcours prévu. Je n’ai fait des entorses que pour la première étape, impraticable entre Edmund-Prost Haus et Prinz-Luitpold-Haus en raison d’une couche de neige importante où il n’y avait encore début juillet aucune trace. Il m’est arrivé aussi, ça et là, de perdre le chemin et de devoir improviser.

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Les points d’intérêt de ce début de randonnée sont assez variés. En dehors de panoramas spectaculaires typiquement alpins, ce chemin à la limite des Préalpes nous amène dans les sites grandioses des châteaux de légende du roi Louis II de Bavière (Hohenschwangau, Neuchwandstein et Linderhof)) et au bord de quelques lacs magnifiques. Pas de difficultés majeures et quelques longues pistes comme les allemands en ont le secret reliées par des petits sentiers souvent sauvages.

 

logo violetRenseignements pratiques

Toutes les informations pour organiser sa randonnée sur l’itinéraire violet se trouvent sur le site de la Via Alpina.

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