Chemin de liberté, de Fessenheim à Issenheim (9)

« Disons-nous et disons à nos enfants que tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière.  »

                                                      (Victor Schoelcher)

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Récit &

réflexions

 

16 pluviose de l’an II (ou 7 février 1794)  ♠ 27 avril 1848

Cinquante quatre ans séparent ou réunissent Emberménil et Fessenheim, ou tout du moins l’Abbé Grégoire et Victor Schoelcher. C’est le temps qu’il a fallu au deuxième abolitionniste pour restaurer l’œuvre du premier que Napoléon Bonaparte sous la pression des colons blancs et des planteurs avait anéanti par le décret du 20 mai 1802.

185 km séparent ou réunissent Emberménil et Fessenheim, ce qui représenta pour moi, 8 jours de marche solitaire. Les quarante autres entre le 12 février et le 24 mars furent un voyage immobile, prolongement indispensable à cette itinérance. il me fallait aller plus loin, continuer à avancer au delà de la marche pour savoir et pour comprendre. Pas seulement sur ce volet honteux de l’histoire de l’humanité, mais aussi sur celui plus actuel. Car si l’esclavage a été officiellement aboli, il n’en reste pas moins que d’autres formes de violation des libertés perdurent au XXIe siècle.

Victor Schoelcher

Fessenheim oublie un peu son passé glorieux pour revendiquer un présent qui fait vivre la bourgade et qui agite les partis écologistes : une banderole comme un fronton se déployant au dessus de la route principale clame « Fessenheim 2012 candidate à la poursuite de la centrale nucléaire« . Ultime baroud d’honneur pour la petite centrale vieillissante qui devra bien dans un avenir proche penser à prendre sa retraite. Le passé est en dormance, l’enfant du pays au secret. Rien quand on arrive n’attire l’attention sur ce personnage illustre qu’est Victor Schoelcher. Le petit musée qui lui est dédié ainsi qu’à l’entreprise familiale, mélangeant les porcelaines aux grands combats humanistes n’ouvre que quelques jours par an. Autant dire que pour le visiter, il faut arriver à accorder ses disponibilités à celles des responsables du lieu. Concordance des temps qui m’aura fait défaut et qui m’obligera à revenir une autre fois.

Au bout de ces premières étapes, quelques lectures alimentèrent ma réflexion :

« Tamango » ( Prosper Mérimée ) et « L’esclave de Timimoum » (de F.J.G. Mercadier)1 , m’ont entrainée dans le monde sordide de la traite négrière et plongée dans la condition de la vie d’esclave.

Le livre « Victor Schoelcher  » de Nelly Schmitt quant à lui, retrace le combat de cet homme qui inlassablement défendit la cause des noirs jusqu’à obtenir le décret de 1848 mettant fin officiellement à l’esclavage. Mais son combat ne n’arrêta pas là, car les résistances furent à la hauteur des profits des esclavagistes et le commerce illicite du « bois d’ébène » perdura encore de longues années au nez et à la barbe des autorités parfois un peu trop complaisantes.

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Topoguide

de l’étape (31,6 km)

    • Prendre la rue indiquant « pharmacie » qui part en face de l’Église et à coté de la mairie. Elle comporte un balisage chevalet vert (Chemin de Compostelle ou Jabobsweg),
    • Continuer par la piste qui traverse les champs sur 1,4 km et tourner à gauche.
    • Après 200m, tourner à droite et suivre le large chemin qui passe successivement près d’un arbre isolé (ou figure le balisage chevalet vert) et enjambe un canal d’irrigation ; ensuite il longe un bois.
    • Le chemin passe devant devant un silo à maïs où est accroché une balise chevalet vert orientée de façon un peu ambiguë : il faut continuer tout droit.
    • Après 500m, tourner à gauche et poursuivre sur 1,5 km.
    • Continuer dans la même direction en longeant un canal d’irrigation sur 800m. Traverser le pont et entrer dans le village de Roggenhouse.
    • Aller jusqu’au carrefour situé au centre du village et prendre la D50 en direction d’Ensisheim.
    • Après 500m environ, tourner à gauche et prendre le chemin qui va à Munschhouse.
    • A Munschhouse, suivre toujours le balisage chevalet vert. Au sud du village, tourner à droite dans la rue d’Ensisheim et rejoindre le canal des saumures que l’on longe sur 3 km.
    • Passer sous l’autoroute A35, continuer et prendre ensuite à droite pour aller à Ensisheim.
    • Remonter la rue du Faubourg St Martin, ensuite la Rue de la Première Armée Française puis la rue de la Gare.
    • Emprunter ensuite la piste cyclable qui va jusqu’à Ungersheim.
    • Sur la place de la Mairie d’Ungersheim, prendre la D4B jusqu’à Readersheim
    • Passer sous la voie ferrée au niveau de la gare de Readersheim et prendre ensuite la rue de la Gare, la Grand Rue puis  la rue d’Issenheim.
    • Arrivé en contre-bas de la D83 à 4 voies (qu’il est impossible de traverser), tourner à droite et longer cette route sur 700m jusqu’à trouver un petit souterrain qui permet de passer avec la Lauch (petite rivière) de l’autre coté où se trouve Issenheim.
 Galerie de photos

Fessenheim - Issenheim
 

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Logistique

& Cartographie

Hébergement et restauration

Sur le parcours :

  • Restauration et hôtels à Ensisheim et Ungersheim

Pour dormir en fin d’étape :

  • Hôtel Restaurant « a La Demi Lune« , 9 Rue de Rouffach », 68500 Issenheim  Téléphone : 03 89 76 83 63

Accès:

Issenheim  est desservi par la ligne 440 de bus Colmar-Gebwiller

Cartes : IGN 3719 OT  et  3719E au 1/25000e.

Le parcours entre Fessenheim et Issenheim emprunte jusqu’à Ensisheim le Chemin de Compostelle venant d’Allemagne.

Trace GPS

Fessenheim- Issenheim

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Temps forts

de l’étape

  • Ensisheim : plusieurs musées : Musée de la Régence, musée des mineurs, musée archéologique.
  • Ecomusée d’Alsace BP 71 – 68190 Ungersheim ; Téléphone : 03 89 74 44 74

Étape précédente                              Étape suivante

 

  1. le livre n’est plus disponible en librairie. On peut télécharger le fichier PDF sur le site « les amis de Timimoun » ou en cliquant sur le titre []

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