Choix des crampons pour une randonnée hivernale

Conditions dans lesquelles le test a été effectué :

Il s’agissait d’une randonnée hivernale dans les Vosges. Sur l’ensemble du trek qui a duré 6 jours, nous avons été confrontés à des différents types de terrain que l’on peut schématiquement classer en 4 catégories :

Cascade gelée

a) sentier de terre non gelé

b) glace

c) neige damée ou dure dans laquelle le pied ne pénétrait pas ou peu

d) neige plus ou moins molle dans laquelle le pied s’enfonçait

Pour la catégorie a, nous n’avons utilisé ni crampons, ni raquettes. Pour la catégorie d, nous avons chaussé les raquettes.

Restaient les conditions b et c pour lesquelles nous avons employé les crampons. Nous étions 4, et nous possédions chacun un modèle de crampons différent conformément à la représentation ci-dessous. Les observations sont les suivantes :

 

Efficacité

Les 4 paires se sont avérées d’une efficacité similaire, en d’autres termes, personne n’a glissé ou chuté dans les conditions les plus difficiles c’est-à-dire pour la marche sur la glace.

Cependant le modèle 4 oblige à attaquer avec le plat du pied et non avec le talon, car les 4 crampons sont localisés sous la voute plantaire. Par ailleurs, à la longue ce modèle n’est pas très confortable sur la glace si les chaussures ont une semelle un peu souple, car la voute plantaire supporte tout le poids du corps, alors que le talon et la pointe du pied « flottent un peu en l’air ».

Sur la neige damée, dure ou qui forme une petite croûte, les différents modèles se font oublier et constituent réellement un plus pour la marche en terme d’efficacité.

Facilité et rapidité de mise en place.

Le champion toute catégorie est le modèle 2 : chaussé en quelques secondes et enlevé aussi vite. Mis en place, il ne bouge plus.

Les autres modèles sont fixés à la chaussure avec des lanières ce qui demande quelques manipulations et ajustages et quand on a les mains engourdies par le froid, ce n’est pas très aisé. Celui dont la mise en place est la plus longue est le modèle 1. De plus pour les 3 modèles (1, 3 et 4), nous avons tous, à un moment ou à un autre, été obligés de les remettre car les lanières se desserraient. Après quelques réglages, le problème disparaissait durablement.

Poids et encombrement

Le modèle 3 est le plus léger (320g). Les modèles 2 et 4 et sont de même poids (380g) et les moins encombrants.

En conclusion :

Pour les randonnées où l’on est amené à évoluer sur un sol changeant qui oblige fréquemment à mettre et enlever les crampons, le modèle 2 s’avère le plus performant. Il faut garder à l’esprit qu’une procédure de sécurité pour être efficace, ne doit pas être trop contraignante, sinon on hésite à la mettre en œuvre. Ce qui signifie que pour les courtes distances en zone verglacée, on rechignera à chausser les crampons. Même sur des plaques de glace de surface limitée, les risques sont réels ; les chutes peuvent avoir des conséquences très graves.

Les conclusions que je tire de notre expérience excluent la marche sur glacier, qui nécessite évidemment un équipement adapté à ce type de randonnée.

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