Via Alpina 2011. Etape 1, de Simplonpass à Bortelhütten

« Ce qui fait l’homme, c’est sa grande faculté d’adaptation. »

(Socrate)

C’est une expérience singulière que de prendre son petit déjeuner dans un immense bâtiment silencieux baigné par une froide pénombre quand tout le monde dort encore. Comme le cambrioleur qui ne veut pas trahir sa présence, on retient chaque geste pour éviter les bruits qui résonnent avec une ampleur démesurée.

Je n’ai pas voulu attendre l’heure officielle, car on prédit encore de la canicule. Il faut profiter de la fraîcheur du matin pour atteindre des altitudes suffisamment élevées, seuls palliatifs aux suées exténuantes.

On m’a tout montré la veille ; tout est prêt comme prévu. Je mange presque dans le recueillement, rapidement, pressée de me mettre en route.

Un air frisquet me saisit à la sortie car le soleil n’a pas encore passé les cimes avoisinantes. Une jeune femme presque grelottante fait les cents pas sur le parking désert. Bien matinale. Que fait-elle là ? C’est le destin qui me l’envoie pour remédier à ma négligence de la veille.

  • Bonjour !

Réponse en français qui inaugure un dialogue facile.

  • Déjà debout ?
  • Oui, dès qu’il fait jour je ne peux plus dormir. Je préfère me lever.
  • Moi aussi … Est-ce que je peux vous demander un service ? Pourriez-vous me prendre en photo devant la borne ? Je reprends une randonnée que j’avais arrêtée ici il y a presque un an et j’aimerais marquer l’évènement.

A quelques rides près, le cliché est le même que celui de l’année dernière. Elle y met de la bonne volonté et je devrais même dire une certaine expertise, car je suis cadrée et nette, mais décidément, c’est le sujet qui ne me semble pas à la hauteur. Mais bon, c’est toujours comme ça. Je me dis qu’il me faut apparaître de temps à autre sur les photos pour preuve qu’elles n’ont pas été ponctionnées sur internet et pour personnaliser un peu le diaporama, mais chaque fois le cliché me semble si désolant que je ne m’ attarde pas à le regarder.

En commères patentées, nous entamons une discussion animée et en quelques minutes, je dispose d’assez d’éléments qui me permettraient de lui consacrer une brève biographie. Je sais qu’elle travaillait jusqu’à l’année dernière à l’hospice, qu’elle dut arrêter son activité professionnelle pour cause de polyarthrite, qu’elle vient de temps en temps ici pour se ressourcer durant deux ou trois jours quand ses crises douloureuses lui laissent du répit et qu’elle est remplacée par Manuella, celle qui m’a accueillie hier. Elles se ressemblent d’ailleurs tant, peut-être pas physiquement, mais dans leur entrain à parler, à rire, à dévoiler leur vie que j’en viens à me demander si les moines ne cherchaient pas, en les embauchant, à faire entrer dans cet univers austère un peu de gaité et de fantaisie.

Je fais mine de vouloir me mettre en route, elle me dit alors :

  • Je vais faire un bout de chemin avec vous.

Je bâcle tous mes préparatifs, d’une part pour ne pas la faire attendre car je la vois frissonner et d’autre part parce que je suis incapable de faire plusieurs choses à la fois correctement, en l’occurrence parler tout en portant mon attention sur autre chose : le GPS est enclenché à la va-vite sans vérification. Quant au chapeau et à la crème solaire, ils restent dans le sac.

Elle va faire le tour du lac du Simplon, nous ne partageons donc qu’un tout petit bout de chemin ; à la première bifurcation nos routes se séparent sur au revoir.

Je monte quelques dizaines de mètres et me retourne pour la regarder s’éloigner comme si elle allait au devant de son destin ou d’une nouvelle vie. J’ai soudain le bref sentiment d’être devant la dernière séquence vaguement nostalgique d’un film. Seule, dans un décor grandiose, la femme s’arrête, se retourne à son tour vers un interlocuteur imaginaire en place de la caméra et lui crie alors avec un signe de main comme pour réparer un oubli :

  • Je m’appelle Marie !
  • Et moi, c’est Martine.

Coupez ! La scène est bonne, on la garde…

L’alliance « excitation de la reprise – temps splendide – paysage sublime »  c’est de la dynamique !1 La montée m’offrit en l’espace de deux heures tout ou presque de ce qui fait la magie des Alpes en début d’été : un chemin pénétrant le vert vif des prairies constellées de fleurs multicolores, glissant sur de larges dalles rabotées par des glaciers disparus, crapahutant sur des moraines oubliées, longeant ou coupant par des petits ponts de bois des torrents primesautiers. Avec en toile de fond, une sentinelle de sommets enneigés dominés par le mythique Cervin.

lus haut, les névés sont omniprésents et montrent peu de traces, qui ne se dirigent d’ailleurs pas en direction du col de Maderlicke. Je cherche vainement la bifurcation inscrite sur ma carte et découvrant un refuge perdu dans les plis de rochers et dominant un petit lac entièrement gelé, je décide d’aller me renseigner. Un drapeau flotte au dessus du bâtiment, signe qu’il est ouvert et gardé.

C’est le refuge de Monte Leone. Je répète deux ou trois fois ma première réplique en « Hochdeutsch »2 avant mon entrée en scène :

  •  Guten Tag !
  •  Bonjour, me répond un joyeux luron dans un français impeccable dépourvu du moindre accent.

Suivent deux acolytes qui m’adressent le même salut. Ma surprise les invite à m’expliquer que c’est un chalet de la section du Locle, commune du Jura suisse, canton francophone.

Ça va être beaucoup plus facile à se comprendre. Pour résumer, j’ai loupé la bifurcation camouflée sous le névé. Je n’ai cependant pas fait un grand détour, il me suffira de prendre le chemin en balcon qui monte tout doucettement au col.

Sur ces entrefaites, arrivent trois suisses allemands qui s’installent à la terrasse.

  • Zwei Bier und ein grünen Tee, Bitte !
  • Bon, j’ai compris qu’ils veulent deux bières dit, goguenard, celui qui semble être le responsable, mais c’est quoi le troisième truc ?

Alors là, je me marre. Parce que si je suis nulle en allemand, j’ai trouvé plus nul que moi. Et moi, j’ai des excuses car en France il n’y a qu’une langue officielle, le français, tandis qu’en Suisse l’allemand est de loin majoritaire.

  • La dame voudrait un thé vert, traduis-je, contente de constater que mes maigres connaissances peuvent être d’une petite utilité.
  • Ah ouaih, mais ça, on n’a pas.

Il commence à énumérer en français les infusions qu’il peut lui servir, et la femme pas trop exigeante me donne l’impression de jeter un « Ja » au hasard pour interrompre la litanie qu’elle ne comprend pas.

Péniblement (je dis péniblement non parce qu’ils sont désagréables, mais parce seul l’un des trois possède quelques rudiments de français et que de mon coté les mots essentiels ayant trait à la randonnée me manquent cruellement), ils me font comprendre que le passage du col de Maderlicke est impossible quand on ne connaît pas l’endroit : beaucoup de neige et chemin introuvable.

En soi, la neige n’est pas inquiétante, même en été. Il n’est pas rare d’en trouver à des altitudes au delà des deux mille mètres. Ce qui compromet la progression, c’est l’absence de trace en terrain où les sentiers ne sont pas suffisamment en relief. On ne peut pas s’aventurer dans des immensités blanches, sans point de repère.

L’un des responsables du refuge corroborant leurs informations, me dit avoir vu hier un homme tenter l’ascension, qui a renoncé avant de redescendre par où il était arrivé.

Comment les névés étendus presque vierges, le lac gelé et l’épaisse couche blanche qui nappait les crêtes en surplomb n’avaient pas entamé mon optimisme à pouvoir passer Maderlicke ? Je n’avais pas l’impression d’avoir monté beaucoup. Pas plus de huit cents mètres. Mais c’était oublier que le Simplon était déjà à plus de deux mille mètres.

Ces renseignements m’interpellent et ramène à la surface une phrase de Manuella « les randonneurs n’écoutent pas les conseils, et tous les ans il y a des morts ».

Et comme je ne veux faire partie ni de ceux qui pensent pouvoir mépriser les avertissements, ni des morts, je me résous à me rendre à leur sagesse. Bien qu’il m’en coûte puisque l’étape s’en trouve dès à présent compliquée et allongée. Il faut changer les plans. J’espérais au moins pouvoir trouver une variante m’évitant de retourner à la case départ, -ne recevez pas vingt mille francs suisses, dommage !- et contourner le massif puisque le sommet est infranchissable. Mais la carte avait raison, je ne trouvai rien et il me fallut revenir au Simplon par le même chemin. Qui se racheta un en peu en me réservant une agréable petite surprise.

Mon chapeau de soleil est probablement susceptible. Voyant que je manifestais plus d’intérêt pour Marie que pour son indispensable utilité, il s’est laissé tomber sur le chemin, sans rien dire. Quand le soleil devint accablant, je fus bien contrariée de ne pas le trouver dans la poche du sac. Cette défection se solderait en fin de journée par un nez de poivrot et un mal de crâne tenace. Je tenais à lui d’autant plus que je l’avais customisé aux couleurs de la Via Alpina.  En reprenant la descente, je me dis qu’avec un peu de chance, je devrais le retrouver si aucun marcheur ne se l’était approprié. Personne ne l’avait kidnappé (les suisses ne sont pas des voleurs, c’est bien connu) et il m’attendait sagement sur le bord du chemin immobilisé sous une pierre. On se réconcilia. Et pour le convaincre de toute ma considération, il ne quitta plus ma tête jusqu’à la fin de la journée. Et j’aurais même voulu qu’il ne la quittât pas jusqu’à la fin de la randonnée…

Pour les derniers kilomètres, la route venant de Brig et menant au Simplon se camoufle sous quelques tronçons de tunnels en genèse, séparés par de courtes zones à l’air libre. Un feu tricolore règle le passage alterné des véhicules circulant dans les deux sens. Depuis l’année dernière les travaux ne semblent pas avoir terriblement avancé. Un petit chemin qui me permettra de retrouver mon itinéraire démarre précisément entre deux parties de tunnels. Je cherche désespérément un sentier surplombant le chantier, mais un ouvrier me fait comprendre que le passage est interdit et qu’il me faut emprunter le souterrain. Le conseil est loin d’être avisé. Après quelques dizaines de mètres, la quasi-obscurité du boyau empuanti et assourdi du grondement des engins me rend invisible aux automobilistes et le trottoir est si étroit et si souvent encombré de matériaux et matériel que les énormes camions me rasent dangereusement. Je me plaque contre la paroi à chaque passage et rapidement en viens à me dire que ne me sens pas suffisamment l’âme d’un kamikaze pour affronter plusieurs kilomètres de trouille.

Nécessité fait loi : je m’étais promis de n’utiliser que mes pieds, mais la situation semble être un cas de force majeure. Comme je ne peux pas me téléporter, il me faut un véhicule.

Je ne vais pas lever le pouce à coté des autos arrêtées au feu alors que les conducteurs tourneront la tête dans l’autre direction comme on le fait si souvent quand un SDF ou un laveur de pare-brise quémande une aumône. Il faut y aller au culot, forcer la gentillesse. Je remonte la file arrêtée au feu  rouge : la première voiture est remplie, laissons tomber. Ensuite un camion roumain… ça ne convient pas non plus, un autre camion roumain, son frère,… toujours non. Pas par racisme, mais parce qu’à ce moment-là, je n’avais pas sous le coude Google traduction qui m’aurait permis de demander « Ar putea să luaţi-mă Schalbett, deoarece prin tunel, pe jos este foarte periculos ?  »3. La voiture suivante fera l’affaire. Trois, hum non, deux places disponibles. C’est un pépé de Soleure qui conduit en piochant son repas dans une boite de piquenique isotherme posée à coté de lui. Je frappe à la vitre qui se baisse aussitôt :

  • Guten Tag. Bitte, könnten Sie mir nach Schalbett nehmen, weil das Tunnel sehr gefârlich fûr Wanderer ist.

Ach so, je sais que cette phrase certainement bourrée de fautes va faire hurler les puristes germanophones, mais parler une langue étrangère présente certaines similitudes avec l’acte de manger : pouvoir se remplir l’estomac, de même que se faire comprendre est une nécessité, avoir dans son assiette de la nourriture raffinée ou s’exprimer correctement est secondaire.

Le frigo rétrogradé sur le siège arrière me laisse la place du passager où je me case difficilement, encombrée de mon sac et mes bâtons qui renâclent à entrer. Mon chauffeur baragouine un peu le français, comme tout bon suisse alémanique. Sachant que les autochtones sont souvent flattés qu’on apprécie leur contrée, je paie mon passage de quelques éloges sur les merveilleux panoramas qui ont illuminé ma matinée. On parle aussi du col de Maderlicke infranchissable et du tunnel dont les travaux devraient selon lui, se terminer dans dix ou douze mois. Après quelques kilomètres d’obscurité et de bruit infernal au lieu-dit Schalbett, il me libère sous un soleil aveuglant et cuisant.

Galerie de photos
VA 2011 Simplon Bortelhutten
 

Il est évident que je dois faire des coupes franches dans l’étape : elle était évaluée à dix heures de marche. Je n’ai finalement pas avancé. Mes espoirs sont minces de rallier ce soir Rosswald même si je prends au plus court en montant directement à Wasenalp où il y a un hôtel et en évitant le détour par Rothwald.

Le temps est superbement éprouvant. Le soleil tire son énergie de la mienne, me laissant au bord de l’épuisement dans les montées privées d’ombre. Elles sont pourtant modestes pour qui est familiarisé à la montagne. Il faut dire qu’en plus de la chaleur, j’avance à marche forcée, espérant grappiller quelques quarts d’heures pour ne pas arriver à la nuit. Les indications de ma carte et celles sur le terrain ne sont pas en résonance et me condamnent pour chaque intersection à être vigilante afin de ne pas m’engager sur des voies erronées qui me feraient perdre encore du temps.

J’ai l’impression d’arriver un peu par hasard à Wintrigmatte, poignée de maisons sur les hauteurs où je retrouve la Via Alpina. Un promeneur de chien me confirme que le chemin où je m’engage mène à Bortelhütten et à Rosswald.

Deux heures pour le refuge, et trois de plus pour Rosswald, ce qui doit me faire arriver à dix neuf heures. Horaire incongru quand on sait que les Suisses mangent à dix huit heures trente. Trouvant que la journée de reprise avait été suffisamment longue, je me décide à m’arrêter au refuge. Décision qui me délivre une autorisation à la tempérance. Je prends le temps d’une pause avant de reprendre mon chemin au tempo d’une flânerie. Je croise un randonneur et après quelques virages l’homme au chien qui se repose sur un banc.

Dans un amalgame franco-germanique, il m’explique que le marcheur que nous venons l’un et l’autre de rencontrer a trouvé le refuge fermé.

Ah, voilà qui change la donne… Que faire ? Retourner à Wasenalp avant Wintrigmatte ?

Faut-il que je sois aveuglée par mon désappointement face à ce deuxième contretemps pour me lancer sans réfléchir sur le chemin. Pendant un moment je caresse l’espoir de pouvoir arriver à une heure raisonnable à Rosswald. Mais l’après-midi avançant, l’évidence s’impose : j’ai perdu du temps et la fatigue s’accumule. Après une heure, il me faut reconsidérer le problème et trouver une alternative, car il est clair que je ne pourrai pas encore tenir ce rythme excessif très longtemps. J’arrêterai au refuge. Dans le meilleur des cas, il y aura un local hiver à disposition. Au pire, je dormirai sous ma petite tente d’appoint, à la dure. J’ai dans mon sac l’équivalent d’un frugal repas et il ne semble pas y avoir de risque de pluie pour la nuit.

Vous penserez, oui mais, dans ces conditions, où est le problème ? Eh bien je dois avouer que suis une indécrottable trouillarde qui s’effraie de tous les bruits nocturnes que j’interprète comme des menaces. L’anxiété est inversement proportionnelle à la luminosité, si bien qu’au matin je ris de les fantasmes apocalyptiques de serial killers et de bergers en rut. Ces appréhensions, paraît-il sont vaincues par l’habitude.

Dans un repliement sombre de la montagne qui oblige le chemin à faire un coude, quelques ponts de neige chevauchent des petits torrents. L’absence de traces devrait m’alerter. Sans réfléchir davantage je m’engage sur le premier, puis au milieu du second, le sol se dérobe et en quelques dixièmes de secondes, je me retrouve encerclée au dessus de la taille par la croûte de neige flottante, les pieds et les jambes instantanément refroidis du courant de l’eau glacée. Il n’y a pas grand danger sauf pour le téléphone portable qui est dans une poche de mon pantalon. Je me précipite pour le sauver de la noyade : il aura cette fois plus de chance que lors de ma randonnée à la Réunion où je dus, après un épisode similaire, le disséquer et exposer ses entrailles au soleil pendant plusieurs jours pour qu’il veuille bien se remette à fonctionner. Cette trempette improvisée aura une conséquence inattendue : la fraîcheur qu’elle me procura me dynamisera pour quelques dizaines de minutes.

Seize heures trente. Depuis ce matin, sept heures, je suis en piste. C’est beaucoup pour une première journée. La cabane de Bortel qui m’appelle sur les hauteurs est pour moi ce que la bouée est au naufragé. J’arrime mon regard à ce minuscule asile, encore si loin, dont les volets ouverts me laissent espérer qu’il est occupé et que j’aurai mal compris les avertissements du promeneur au chien.

Eh, bien non. La hampe du drapeau dénudée comme un arbre mort confirme à mon arrivée qu’il n’y a personne. Une affichette sur l’entrée principale avertit que le refuge sera gardé à partir du deux juillet. J’ai cependant l’essentiel pour passer la nuit : une « Winterraum » ou pièce d’hiver avec électricité et douche chaude.

Je passe la soirée dehors, installée sur le banc qui longe le mur, face à la vallée, dans un tête à tête avec un soleil adouci qui a troqué son ardeur féroce contre une douceur câline. Mon pauvre dîner se résume à des tranches de pain complet tartinées de pâté en tube et d’un morceau de gâteau tyrolien qui tombe en ruine. Loin de tout, je reste longtemps à rêvasser dans une quiétude infinie à peine troublée de temps à autre par le sifflet d’une marmotte. Jusqu’à ce que d’un commun accord, le soleil et moi, décidions qu’il était temps d’aller nous coucher. Jugeant que plus aucun randonneur ne pouvait arriver à cette heure, je ferme la porte de la chambre à clé pour me rassurer.

Ah, on ne se refait pas !

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J’ai très rapidement abandonné l’idée d’enregistrer mes traces qui, pour la majorité des étapes se superposent à celles présentées dans le site de la Via Alpina. Pour retrouver les informations et le tracé de cette étape, cliquez sur le lien suivant :

Col du Simplon – Rosswald

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  1. phrase emblématique de la publicité pour Ovomaltine []
  2. allemand littéraire enseigné à l’école []
  3. Pourriez-vous m’emmener à Schalbett parce que le tunnel est très dangereux à pied []

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