Randonner avec un topoguide, une carte ou un GPS ?

S’il y avait une formule (topo-guide, carte ou GPS) qui soit en tous points supérieure aux autres, le choix ne se poserait même pas. Mais il n’y a pas de réponse unique parce toutes les randonnées et tous les randonneurs sont différents. Selon ses aptitudes à gérer les outils de guidage, son niveau, son caractère, ses moyens financiers et les circonstances, chacun va donc opter pour une formule qui convient le mieux à un projet déterminé.

J’ai utilisé et utilise encore, conjointement ou séparément, selon le type de randonnée les topoguides, les cartes et le GPS. Ma petite expérience m’a permis de me rendre compte des avantages et inconvénients des différents procédés.

Le topo-guide

topoguideAvantages

  • Facilite la préparation de la randonnée puisqu’il présente toutes les informations sur les étapes dans un seul document : longueur, difficultés, coordonnées des hébergements et services indispensables (moyens d’accès, offices du tourisme).
  • Présente une carte complétée d’un texte explicatif qui détaille les passages délicats, dangereux, difficiles à repérer ou les balisages défectueux.
  • Idéal quand on prévoit de rester sur un parcours connu (GR5, GR10, GR20, Stevenson, Compostelle…)
  • Couvre de grandes distances.
  • Renferme des informations connexes sur la faune, la flore, la géologie, l’économie et  l’histoire.
  • Document compact et robuste, facile à manipuler et à ranger.

Inconvénients

  • Constitué de fonds de cartes morcelées généralement au 1/50 000e sur des pages successives, limitées à un environnement restreint autour du tracé.
  • Seul l’itinéraire qui est l’objet du topoguide est présenté de façon évidente (surlignage de couleur). Les autres chemins apparaissent en filigrane. Il est donc impossible de changer son parcours si l’on n’a pas prévu d’emporter des cartes du lieu en complément.
  • Coté assez frustrant de ne pouvoir identifier les lieux qui se trouvent au-delà des limites des cartes.

Prix

  • Formule avantageuse, compte tenu du fait qu’ils sont en nombre limité pour un parcours donné: Entre 13 et 15€

Remarques

Approche sympathique de la randonnée. Formule que j’utilise chaque fois que mon projet se superpose à celui d’un topo-guide existant.

A utiliser…

… quand on veut un parcours clé en main, ou que l’on doute un peu de ses capacités à s’orienter.

 

La carte

Carte IGNAvantages

  • Laisse toute liberté de se « fabriquer » sa randonnée sur mesure.
  • Se trouve à des échelles différentes : 1/25000e ou 1/50000e.
  • Laisse une marge de manœuvre sur le terrain pour modifier au dernier moment son projet en fonction des circonstances ( temps, balisage, opportunités…)
  • Son format couvrant une grande superficie donne la satisfaction de pouvoir se situer dans la zone que l’on traverse et de mettre des noms sur différents éléments de l’environnement présentant un intérêt (sommets, villages…)
  • Compatible le plus souvent avec le GPS.

 

Inconvénients

  • Demande des compétences de lecture et interprétation ainsi que le sens de l’orientation.
  • Contraint à une préparation approfondie de la randonnée pour pouvoir évaluer la longueur des étapes et rechercher les coordonnées des hébergements et services.
  • Nécessite une certaine dose d’adaptation sur le terrain, car elle ne prédit pas les difficultés, les balisages défaillants, etc.
  • Son format imposant la rend parfois embarrassante et difficile à manipuler dans des conditions défavorables (pluie, vent).
  • Les longs parcours demandent un nombre parfois impressionnant de cartes.
  • Elle est fragile et se déchire facilement.

Prix

  • Les prix sont assez variables mais se situent en général entre 8€ et 10€ selon les pays.
  • Exemple d’éditeurs de cartes :IGN (France), IGC (Italie), Kompass (Allemagne).

A utiliser…

Quand on veut prendre en main sa randonnée de bout en bout.

Remarques :

Personnellement, j’éprouve beaucoup de plaisir à me plonger dans une carte, avant, pendant et après la randonnée.

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Le GPS

 

GPSAvantages

  • Doté de toute une série de fonctions plus ou moins sophistiquées : enregistrement de la route, du profil, des points en tous genres, de la trace effectuée, des altitudes, etc. : la liste serait longue si l’on voulait tout énumérer. Le nombre de gadgets est proportionnel au prix.
  • Peut être considéré comme un outil de sécurité dans des conditions défavorables (brouillard, perte de chemin, neige) avec sa fonction trackback (entre autre) qui permet de revenir sur ses pas.
  • Outil très utile si l’on veut un peu s’échapper des sentiers balisés.
  • Permet ensuite de garder la trace de sa randonnée en vue de la partager sur internet où constituer sa propre collection d’archives sur son disque dur.
  • Intéressant quand on trouve sur internet des traces exploitables (sites de randonnée, site de la Via Alpina).

Inconvénients

  • Oblige à une préparation rigoureuse de sa randonnée.
  • Nécessite une familiarisation préalable : en d’autres termes, il est indispensable de se faire la main, au cours de randonnées préparatoires, car la gestion de ce matériel ne s’improvise pas quand on est sur le terrain, et moins encore quand il est doté d’une multitude d’options.
  • Vient en complément de cartes mais ne dispense pas de les acheter.
  • Impose d’emmener quelques jeux de piles et/ou un chargeur pour les randonnées de plusieurs jours.
  • Matériel onéreux, surtout si on veut y ajouter les cartes que l’on peut télécharger dans l’appareil et dont le prix est souvent prohibitif.
  • Expose au risque de marcher un peu trop aux instruments au détriment de la réflexion et du feeling.
  • Oblige à trouver régulièrement des prises électriques pour recharger les batteries ou des commerces pour acheter des piles.
  • Autonomie variable suivant les modèles, mais souvent inférieure à ce qui est indiqué dans les catalogues, et particulièrement par temps couvert et/ou froid.
  • Comme tout appareil électrique, il peut être sujet à des pannes.

Prix

Plusieurs modèles dont les prix s’échelonnent de 100€ pour les plus basiques à 600€ pour les plus sophistiqués: Voir comparatif.

A utiliser…

… avec modération. Il faut savoir un peu l’oublier quand il n’est pas indispensable sinon il risque de transformer la randonnée en un jeu de piste aux perspectives bien étriquées. Outil destiné à ceux qui ne sont pas rebutés par la technologie. Pour les autres, s’abstenir !

Remarques :

Inutile de se focaliser sur les modèles les plus chers : ceux qui sont plus simples offrent déjà un panel suffisant de fonctions. N’est absolument pas indispensable sur les parcours fréquentés ou bien balisés.

Personnellement je ne déborde pas d’amour pour le GPS. Je l’associe toujours à une carte car je préfère avoir le « panoramique » de la carte papier plutôt que le petit écran du GPS.

 

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