52 réponses

  1. Servane
    9 mai 2017

    Bonjour!

    Tout d’abord, merci et bravo pour votre site. C’est très bien écrit, tres complet et surtout, j’aime l’enthousiasme, la philosophie positive qui s’en dégage, loin de toute arrogance moralisatrice comme on peut le lire dans certains guides ou sites. C’est très bienveillant.

    J’ai 29 ans, et je prépare actuellement une boucle pour juillet : de Cauterets vers Luz Saint Sauveur en passant par la Breche de Roland et le Taillon, sur 7-8 jours en fonction de mon état de fatigue et des paysages que j’aimerais admirer à loisir’ étant seule.

    Je suis débutante, j’ai fait beaucoup de randonnées petite (notamment la Breche) mais presque rien depuis des années. Je suis en revanche assez sportive.
    Mes parents connaissent très bien le parcours que je souhaite emprunter et j’ai récupéré quelques guides.
    Ceux-ci ont quelque peu altéré mon enthousiasme, puisqu’ils parlent énormément des risques et des dangers avec beaucoup d’emphases, de façon très alarmiste et excluent totalement l’idée de randonnée en solitaire. C’est assez anxiogène et j’avoue que cela alimente un peu mes peurs.
    Pensez-vous qu’une randonneuse débutante mais motivée et préparée peut se lancer dans un parcours de 7-8 jours ? Dois-je renoncer à partir seule ?
    Je précise que (merci le scoutisme) je sais lire les cartes et utiliser une boussole.
    Merci de vos éclairages,

    Servane

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    • MK
      10 mai 2017

      Bonjour Servane,

      J’ai eu la même impression que vous en lisant les articles et conseils dans les guides lorsque j’avais décidé de me lancer dans ma première randonnée en solitaire. Une certaine anxiété me taraudait avant de partir, mais comme le désir était fort, je me suis tout de même lancée. Et dès que j’ai été sur le chemin, cette crainte a disparu, ce qui m’apparaissait comme un terrain miné avant mon départ s’avérait être un parcours où le danger ne surgissait pas à chaque virage.
      Maintenant il faut garder à l’esprit qu’en randonnée le danger existe, comme lorsque l’on fait du vélo, du ski ou même que l’on prend sa voiture. Le risque n’est pas plus grand quand on est seul que quand on est en groupe, mais il est plus difficile à gérer.
      Si je peux me permettre quelques conseils, pour une première fois, cherchez un parcours bien balisé (les GR en France sont dans l’ensemble correctement marqués),sans trop de difficultés techniques (il faut garder à l’esprit que l’on est chargé et les tronçons un peu acrobatiques peuvent être périlleux donc à risque) pendant une période où il y a du monde sur les sentiers (juillet et août). Le GR10 est assez fréquenté si bien que vous devriez y rencontrer d’autres randonneurs. Ayez un téléphone chargé (en le mettant en mode avion pour éviter que la batterie ne se vide trop rapidement en cherchant du réseau), indiquez votre parcours journalier à vos proches qui constituent la base arrière avec les coordonnées téléphoniques de l’hébergement à l’arrivée de façon à ce que, s’il n’y a pas de réseau, ils puissent téléphoner au refuge pour savoir si vous êtes bien arrivée. Sur le chemin, ne dépassez pas vos limites et sachez renoncer et changer de chemin s’il s’avère qu’il est au dessus de vos capacités ou que les conditions météo ne sont pas bonnes. Ne forcez pas l’allure dans les descentes et les endroits délicats (les chutes dans les descentes ont des conséquences plus graves que dans les montées). Je pense que le plus grand danger vient du fait de ne pas savoir l’évaluer et de se sentir trop assuré. Il faut savoir rester humble.
      Je pense qu’avec le respect de ces simples mesures vous limiterez au maximum les risques.
      J’espère vous avoir éclairée.
      Je vous souhaite un rando riche de bonheurs et de découvertes
      Martine Keller

      Répondre

  2. Yves
    15 avril 2017

    Bonjour Martine,

    Je suis tombé sur votre blog par hasard, en cherchant sur google une photo d’un coin des Pyrénées pour illustrer la couverture de la « carte à la carte » que je m’apprêtais à commander à l’IGN.
    Je n’ai redécouvert que récemment le plaisir de la randonnée en solo, que je n’avais plus pratiquée depuis des décennies. Un peu par obligation au début, faute d’avoir dans mon entourage des personnes motivées par la randonnée itinérante. Mais c’est en train de devenir un choix, motivé par la liberté que cela m’apporte dans la préparation de mes périples et durant leur réalisation, par le plaisir que me procure le plus souvent le fait de me retrouver en tête à tête avec la nature, par celui des rencontres que cela permet parfois.
    Mais je n’aurais pas su exprimer tout cela aussi bien que vous le faites dans cet article, pour lequel je vous remercie (et que je vais m’empresser de faire lire à ma compagne, qui a un peu de mal à me laisser partir seul…)

    Bien cordialement,
    Yves

    PS : j’ai moi aussi créé un blog (http://mes-randonnees.blogspot.fr/) pour y rassembler mes souvenirs de randonnée, mais il n’en est qu’à ses tout débuts.

    Répondre

    • MK
      17 avril 2017

      Bonjour Yves,
      Merci pour votre commentaire sympathique. Je crois que nos attentes et ressentis concernant la randonnée en solo sont les mêmes: un plaisir qui commence dans la préparation de son périple qu’on élabore avec une liberté totale (ou presque) où l’on n’est pas obligé de négocier des compromis avec des coéquipiers, le plaisir de mener son itinérance sur le terrain à son rythme, au gré de sa fantaisie et de ses émotions, le plaisir des rencontres fortuites, souvent agréables et enrichissantes certes éphémères (mais c’est peut-être ce qui en fait le charme), le plaisir de communier avec la nature et de découvrir des horizons nouveaux.
      J’ai rendu une petite visite à votre site.C’est agréable à lire. Pour ce qui est de la façon de gérer la randonnée je constate que nous sommes à peu près sur la même longueur d’onde: maintenant j’essaie de ne pas dépasser 1000m de dénivelée (sauf quand il n’y a pas d’autres alternatives), avoir 6-7 h de marche en moyenne par jour (éventuellement plus s’il n’y a pas trop de difficultés et que les journées sont longues et belles), de me charger le moins possible, et de dormir dans des hébergements en « dur ». Comme vous je n’ai pas envie de passer mes soirées toute seule dans un tente, couchée sur un fin matelas où l’on a mal au dos. Seule différence, je suis assez peu organisée pour les réservations sauf en hiver et pendant les périodes où je risque de trouver des gîtes fermés.

      Vous avez effectué quelques beaux parcours. Vous semblez adepte de la montagne. A quelques années de distance nous avons partagé les mêmes chemins ou parties de chemins: GR10, GR52, sentier cathare. L’année dernière j’ai entrepris le chemins des Bonshommes. Je suis partie de Foix et je suis allée un peu plus loin que Baga en Espagne, refaisant en sens inverse le tronçon Foix-Comus commun au sentier cathare et chemin des Bonshommes. Il n’a pas fait l’objet d’un article sur mon blog, probablement parce que je ne suis pas allée au bout de mon projet. Le manque d’hébergement et les étapes forestières très longues sans y croiser le moindre randonneur dans la partie espagnole m’ont fait abandonner avant la fin: cette rando est restée dans mon esprit un peu comme un acte manqué.
      Je vous souhaite beaucoup de bonheur dans vos prochaines randonnées. Je mets un lien sur mon site en direction de votre blog et suivrai avec plaisir le compte-rendu de vos escapades.
      Bien cordialement,
      Martine

      Répondre

      • Yves
        18 avril 2017

        Bonjour Martine,

        Et merci pour votre réponse. Je vais également mettre un lien vers votre site sur mon blog ; mais celui-ci est pour le moment assez confidentiel, donc ça risque de ne pas vous valoir beaucoup de visiteurs…
        J’aimerais avoir l’occasion de réaliser de plus longs voyages à pieds dans les prochaines années, mais je n’y crois pas trop : je n’ai pas su m’affranchir des contraintes qui m’obligent à limiter mes périples à 8 à 10 jours, et je ne sais pas si j’en aurai vraiment la volonté.

        Effectivement, c’est avant tout la montagne qui m’attire. C’est d’ailleurs pour cela que je n’arrive pas à trouver la motivation pour randonner autour de chez moi (en région parisienne), ne serait-ce que pour me remettre en forme.
        Quant à l’organisation (le fait de réserver les hébergements), c’est plus une contrainte qu’un choix : hors saison, comme vous, parce qu’il faut s’assurer que les gîtes ou refuges sont ouverts. En haute-saison, parce que, malheureusement, aujourd’hui certains hébergeurs se permettent de refuser un abri lorsqu’ils sont complets.
        L’inconvénient est que ça oblige à choisir ses étapes à l’avance et surtout, à s’y tenir durant la randonnée – ce qui ne pose pas trop de problème sur quelques jours, mais limite le sentiment de liberté que devrait apporter la randonnée itinérante. L’avantage est que ça interdit de céder à la facilité ou à la paresse, et de renoncer à partir un matin parce qu’on est un peu fatigué, ou que le temps n’est pas aussi beau qu’on le souhaiterait.

        Bien cordialement,
        Yves

        Répondre

  3. Claude06
    2 avril 2017

    (suite)
    …..il y a quand même un paradoxe: reprocher à un randonneur à qui il n’est jamais rien arrivé de pratiquer seul alors qu’ un groupe constitué a enregistré des évacuations, étant entendu que la notion de groupe tendrait vers le risque zéro ou mettrait tout en œuvre pour l’atteindre !
    Randonner seul est un peu la version ultime de la rando pédestre quand on est un peu revenu de la pratique en groupe pour des raisons diversess: bruit excessifs, discussions, non respect du silence, parfois pollution visuelle (reliefs de repas), etc….le solo permet aussi une autonomie totale, des choix mûrement réfléchis (en groupe, si on n’est pas un animateur, on suit bêtement, peu de place à l’initiative. C’est en même temps une solution alternative pour ceux qui ne raffolent pas de la topographie et de la lecture de la carte).En solo, le plaisir est décuplé, la satisfaction d’avoir réalisé un parcours conformément à la préparation préalable (étude de la carte, des topos,etc) est valorisante. Personnellement je ne peux plus m’en passer et c’est la pratique (solo) qui correspond le mieux à mes attentes.
    Cordialement,

    Répondre

    • MK
      3 avril 2017

      Bonjour,
      Je n’ai rien à ajouter à votre commentaire: notre perception de la randonnée en solitaire est la même. Vous avez souligné la différence sémantique entre « la randonnée en solo » et la « randonnée en solitaire », nuance que je n’avais pas saisie avant de lire votre propos. Pour résumer, je prépare mes randonnées en solitaire, puisque je ne compose avec personne, mais en revanche quand je suis sur le chemin, je partage (presque) toujours avec plaisir un repas, une soirée ou quelques kilomètres avec d’autres randonneurs seuls, en groupe ou en couple quand ils manifestent leur envie d’échanger sur leurs impressions et leur vécu, d’évoquer leurs anecdotes ou aborder d’autres sujets qu’ils soient en rapport avec la randonnée ou non.
      En vous souhaitant encore de belles et enrichissantes escapades,
      MK

      Répondre

  4. Claude06
    2 avril 2017

    Bonjour,
    Je partage totalement votre vision de la randonnée pratiquée seul(e) que je qualifie aussi de « solo » et non pas de « solitaire », étant entendu qu’un marcheur « solo » reste ouvert aux autres, ne fuit pas le contact et les échanges avec d’autres randonneurs alors que la notion de « solitaire » exclut, à mon sens, tout idée de partage, à la limite de la misanthropie.
    J’ai maintes fois croisé des binômes ou des groupes, parfois importants, de randonneurs extrêmement sympathiques au demeurant mais toujours enclins à me rappeler les dangers de la pratique en solo….ce à quoi je réponds qu’il est plus dangereux de traverser un boulevard seul (trafic intense, individualisme, comportements inappropriés, téléphone au volant, etc, etc…) que de marcher seul sur des sentiers balisés et fréquentés.Et toujours la même rangaine: « vous avez un téléphone ? Vous avertissez un proche ? » etc….certains groupes, pour étayer leur argumentation n’hésitent pas à citer des exemples d’accidents survenue au sein de leur groupe dans le cadre de randonnée avec parfois intervention de l’hélico pour évacuation….

    Répondre

  5. Girodon Elora
    1 mai 2016

    Bonjour !

    Je viens de découvrir votre article et je l’apprécie beaucoup. Cela fait très longtemps que je rêve de partir voyager, en particulier seule, et aujourd’hui, bien que je n’ai que 19 ans, j’en ressens vraiment le besoin. Je voudrais partir cet été au mois d’août en randonnée, en France, seule donc, pour une semaine, cela me semble pas mal pour débuter. Quels conseils auriez-vous à me donner ? Est ce que mon âge est un problème à votre avis ? Je suis en bonne condition physique mais je ne suis pas une femme très costaud, pensez-vous que cela soit un problème ? Je suis entrain de réfléchir à ce voyage et je me pose des questions sur l’hébergement. Comment avez-vous ? J’ai ma tente personnelle mais je ne suis pas sûre d’arriver à la porter en randonnée bien qu’elle soit légère. Je suis très curieuse, j’ai envie de découvrir plein de choses, et j’ai besoin de me prouver que je peux faire ça. Avez-vous appris des choses sur vous même durant vos voyages ou pensez vous que cela soit possible ? C’est aussi ce que je recherche.

    Désolée pour toutes ces questions, merci d’avance pour votre réponse, et merci de partager votre expérience, ça donne vraiment envie.
    Bien cordialement,

    Elora.

    Répondre

    • MK
      2 mai 2016

      Bonjour Elora,
      Je vais essayer de répondre à vos différentes questions. En premier, je ne pense pas que votre jeunesse soit un handicap, bien au contraire, vous êtes à un âge où la condition physique est à son plus haut niveau et je pense que si vous n’étiez pas en forme vous n’envisageriez pas d’aller randonner. Si vous craignez de ne pas pouvoir affronter de trop grandes difficultés, choisissez un parcours pas trop sportif: la beauté du chemin n’est pas obligatoirement à la mesure de sa difficulté. En revanche, la question qu’il faut se poser est la suivante: savez-vous lire une carte et vous repérer ? Bien que les chemins soient balisés (et en général c’est assez bien fait) les risques de se tromper existent, il vaut donc mieux savoir se débrouiller avec les outils d’orientation.
      Vous voulez partir en août, c’est une bonne période. Je déconseille de faire une première rando en hiver car, à la difficulté d’une première fois s’ajoute les risques liées à la neige et au froid. Par ailleurs, en août vous rencontrerez d’autres randonneurs: les rencontres fortuites sont souvent agréables.
      deuxième problème: Les débutants ont tendance à prendre des sacs trop lourds. Je dirais donc, qu’il faut l’alléger au maximum ( surtout si vous n’êtes pas très costaud) et donc pour cela, particulièrement pour une première rando de plusieurs jours, je vous conseillerais les hébergements plutôt que le bivouac. Quand on fait le total tente + nourriture + petit matelas+ réchaud + matériel de cuisine, ça fait pas mal de poids en plus. A la longue, le sac tire sur les épaules et après un jour ou deux ça peut occasionner des douleurs et de la fatigue. Certes l’hébergement en gîte/refuge c’est un peu plus cher mais vous verrez que l’ambiance y est en général sympa. Si à la fin de votre rando vous faites le constat que vous n’avez éprouvé aucun problème à porter votre sac pendant les 8 jours, pourquoi pour une randonnée future ne pas essayer le bivouac ?
      Oui, je crois qu’on apprend beaucoup de choses sur soi-même: ses ressources insoupçonnées pour se dépasser, sa capacité de s’émerveiller devant des choses simples ou grandioses, on apprend à connaître ses limites (qui sont finalement plus éloignées que ce que l’on pensait). On éprouve beaucoup de joie et de fierté quand on atteint son objectif (aller au bout de son voyage, gravir un col, finir une longue étape sans faiblir,etc). Il y a même des moments magiques, quand tous les éléments s’accordent et il en découle une sérénité extraordinaire. La marche solitaire permet de voir, découvrir et d’apprécier ce qui nous entoure d’une façon plus intense et plus complète qu’en groupe. Cependant , soyons honnête, tout n’est pas toujours tout rose: il y parfois des moments de lassitude et de galère.
      Petite suggestion: choisissez un parcours à votre convenance (vous pouvez consulter l’article http://www.partance.org/2015/08/22/une-randonnee-a-sa-convenance/) qui donne quelques pistes pour préparer sa randonnée.
      et soyez prudente (http://www.partance.org/2011/09/12/astuces-securite/). Il ne faut pas qu’un beau voyage se termine mal.
      Bien cordialement,
      Martine Keller

      Répondre

      • Girodon Elora
        3 mai 2016

        Bonjour !

        Merci beaucoup pour votre réponse. Je vous remercie également pour toutes vos réponses à mes questions et vos conseils, c’est très gentil de votre part. J’espère un jour pouvoir partager le même genre d’expériences. En revanche soyons honnêtes, je n’ai aucun sens de l’orientation. Je sais lire une carte mais pas trop appliquer la carte à la nature, et j’ai bien compris comme vous le dites il est très important de savoir faire ça. Je vais donc apprendre de ce pas. Je pars en randonnée avec mes parents très bientôt et je suis sûre qu’ils pourront m’apprendre. Vous avez raison, j’essaierai le bivouac quand je serai plus expérimentée. Comment cela se passe-t’il pour les gîtes ? Est ce qu’il faut réserver à l’avance, quelques jours avant où le jour même ? Savez-vous à combien revient une nuit en gîte ou un refuge à peu près s’il vous plait ? Je pense que je partirai en Auvergne, je ne sais pas trop où encore j’y réfléchis. Et je me posais la question du transport, comment accéder à des sentiers en montagne ou même à des petits villages quand l’on a pas de voiture ? Je pensais faire du covoiturage..

        Merci encore pour votre aide.
        Bien cordialement,

        Elora.

        Répondre

      • MK
        9 mai 2016

        Bonsoir Elora,
        Évidemment avant de vous lancer seule sur les chemins, il y a quelques problèmes à régler en amont: déjà savoir lire une carte et se repérer sur le terrain. Je serais inconsciente de vous dire de partir sans ce prérequis. Le sens de l’orientation se travaille. Avant que je ne fasse des randonnées en solitaire, je pensais comme tout le monde que les femmes n’ont pas le sens de l’orientation. Ce n’est pas une question de sexe. Bien sûr certain(e)s ont plus de dispositions que d’autres, mais au fil des randonnées c’est une compétence qu’on développe.
        Pour ce qui concerne la question financière, comme tous les voyages la randonnée à pied a un certain coût, certes moins important que les voyages en voiture et en hôtels dans des zones hautement touristiques, mais on dépense plus qu’en restant chez soi. Les hébergements sont de tarif variable. Les refuges sont les moins chers: à titre d’exemple, je reviens d’une escapade dans les Vosges où j’ai dormi au « refuge CAF des 3 Fours ». Vous trouverez dans le lien (http://chaletrefuge3fours.ffcam.fr/home.html) toutes les infos sur les tarifs. Les gîtes d’étape sont en général dans les mêmes gammes de prix ou légèrement plus chers.
        Il faut ajouter au prix des hébergements le prix du voyage pour se rendre sur place. Le covoiturage semble être une bonne solution pour vous rapprocher du point de départ, mais il me semble assez illusoire de trouver quelqu’un qui va précisément et le jour que vous souhaitez dans le village où démarre la randonnée.
        Il est assez difficile pour moi de vous donner des conseils précis, car j’ignore où vous habitez ( est-ce une région où il y a des parcours de randonnée ?), si vous travaillez ( auquel cas vous pouvez peut-être envisager financièrement une semaine de rando) ou si vous êtes encore étudiante c’est à dire sans revenus réguliers. Si c’est le cas, pensez que vous êtes encore jeune et que vous avez tout le temps pour préparer correctement une rando quand vous en aurez les moyens et les compétences.
        J’avais suggéré dans l’article des techniques d’approche pour s’initier à la rando en solo et vous trouverez dans un autre article « Une randonnée à sa convenance » (http://www.partance.org/2015/08/22/une-randonnee-a-sa-convenance/) des réponses à vos questions concernant les gîtes et refuges, des suggestions de rando en France (FFRP). (N’oubliez pas de cliquer sur les liens) .
        Bien cordialement.
        Je vous souhaite de belles randos dans un futur proche.
        Martine Keller

        Répondre

      • Girodon Elora
        15 mai 2016

        Bonjour,

        Pardon de vous répondre si longtemps après votre réponse. Je vais régler le problème de l’orientation et apprendre. Merci pour tous vos conseils. Concernant l’hébergement, après discussion avec mes parents, je pense que je vais faire du camping pour l’instant, étant donné que mes moyens financiers sont très limités. Ils connaissent un petit village en Auvergne d’où l’on peut partir faire de nombreuses randonnées sympas, cela me semble pas mal, d’autant plus que j’ai déjà des cartes et les plans des balades à faire ducoup. Effectivement pour l’instant le plus gros problème reste le moyen de transport. Je vais réfléchir. J’habite dans le 41, et la région centre propose de nombreux parcours de rando. Malheureusement je suis encore étudiante, et pour longtemps à priori vu que je commence seulement mes études, je ne gagne donc pas d’argent. Mais cela fait un certain temps que je met de l’argent de côté et je compte travailler avant de partir, je vais me débrouiller pour avoir suffisamment d’argent. Je sais que j’ai beaucoup de temps encore pour voyager, mais cette année première année en tant qu’étudiante a été particulièrement dure sentimentalement parlant pour moi, et je sens que j’ai vraiment besoin de partir maintenant. Merci pour les liens. Je vous souhaite de belles randos également.
        Bien cordialement, Elora.

        Répondre

      • MK
        21 mai 2016

        Bonjour Elora,
        Je pense que vous avez pris la bonne décision. Pour une première fois, une randonnée en étoile autour d’un point fixe est moins contraignante qu’une rando itinérante où l’on doit chaque jour, quelques soient les conditions, rallier le gîte prévu. La formule en étoile permet de moduler la longueur d’une étape en fonction de la fatigue et de la météo, de revenir sur ses pas si l’on s’est trompé et évite de transporter tout le paquetage. En plus l’Auvergne est indéniablement une très jolie région. Si cette expérience vous a plu, vous pourrez toujours à l’avenir faire des projets plus ambitieux, vous avez la vie devant vous.
        Je souhaite que cette première rando vous permette de découvrir beaucoup de belles choses et de vous découvrir.
        Bien cordialement,
        Martine Keller

        Répondre

  6. Clément
    7 décembre 2015

    Bonjour,

    Tout d’abord je tiens à vous remercier pour votre site, qui est pour ma part très enrichissant.

    J’ai 21 ans, et je ressens depuis moins d’un an, l’envie de prendre mon sac et de partir, me retrouver seul, et admirer la nature. Ne serait-ce que quelque jours, je suis sur que cet expérience me sera très enrichissante ! Je prévois de partir 5 à 7 jours, après mes examens, cad début Juin.
    Le problème est que je ne sais pas où partir …
    Avez vous des chemins de randonnées à me conseiller ? Loin du bitume et de la pollution !
    Je n’ai jamais fais de grandes randonnées mis à part de longues journées de marche lors de mes vacances sur les îles Grecques.
    Il faudra aussi que j’achète tout le matériel nécessaire.

    Merci pour le temps que vous prendrez à me répondre.

    Bien à vous,

    Clément

    Répondre

    • MK
      9 décembre 2015

      Bonjour Clément,
      Je suis sure effectivement que si vous aimez marcher, une première expérience de quelques jours peut être l’occasion de connaître les sensations de liberté et de communion avec la nature que procure une marche solitaire.
      Il m’est assez difficile de vous conseiller objectivement car tout dépend de vos goûts et de votre condition physique. Certains aiment les sentiers côtiers, d’autres la moyenne montagne ou la haute montagne et d’autres enfin choisiront de marcher dans des zones présentant peu ou pas de dénivelée. Certains ne veulent marcher qu’en France, alors que d’autres ne jurent que par des randonnées en pays étrangers.
      Il est évident que si vous ne disposez que de 5 à 7 jours vous ne pouvez pas envisager d’aller très loin. Je vous invite à consulter l’article « Une randonnée à sa convenance » qui vous présente des idées de rando et des liens utiles vous permettant de choisir ou « fabriquer » un parcours qui vous séduit.
      Coté matériel, il faut évidemment investir. Les articles « Plaidoyer pour randonner léger » et « Check-list pour randonner léger » peuvent vous être utiles pour savoir quel est l’équipement indispensable et ne pas faire d’achat superflu. Je précise que je ne fais pas de bivouac.
      Si j’avais une préférence concernant les randonnées, je vous dirais qu’une partie du GR5 (Alpes ou Jura) ou GR10 (Pyrénées) sont de très beaux itinéraires, assez sauvages et souvent loin du bitume.
      Bien cordialement,
      Martine

      Répondre

      • Clement
        11 décembre 2015

        Bonsoir Martine,

        Merci beaucoup pour votre rapide réponse !
        Pour ma premières randonnée je préférerais rester en France.
        Concernant le paysage j’ai une préférence pour la montagne, assez basse altitude pour commencer …
        J’ai pu trouver sur votre site : boucle vosgienne de 4 jours. Qui m’a l’air d’être une superbe randonnée pour commencer !

        Merci beaucoup encore une fois pour votre réponse 🙂

        Clement

        Répondre

      • Eric
        14 mars 2016

        Un commentaire tardif, mais je viens de découvrir ce blog et tous ces échanges intéressants…je suis ravi, c’est peu de le dire, de découvrir des randonneurs dont je partage absolument l’état d’esprit…
        Je suis marcheur, randonneur, montagnard depuis ~30 ans, en groupe, en famille, en trek organisé, et depuis 10 ans en solo… et suis souvent passé pour un ET … (le danger, l’ennui, « je suis un ours », enfin tous les clichés de rigueur…), alors que la marche en solo est devenue une vraie hygiène de vie. Je continue à marche en famille, en groupe + rarement…je bivouaque parfois, mais je pratique beaucoup la rando en solo avec hébergement collectif..;je réserve mes logements en marchant, je n’ai aucune contrainte, la liberté totale de mouvement (c’est tellement bon !!), mais surtout je garde cette possibilité géniale de faire des rencontres, et de ne pas être « pollué » par le groupe pour établir un contact.
        Le groupe est une univers clos dont il est difficile de s’extraire pour aller vers les autres…je constate même que mon « errance » en solo suscite parfois la curiosité et…la solidarité : on m’offre un verre, on m’invite à une table , et c’est le début d’une relation , aussi brève soit-elle..je ne vous parle même pas de la grande disponibilté à la nature que le solo procure…

        Et puis, évoluant dans une grande famille, et un environnement professionnel riche, je vois la rando en solo comme une vraie « fenêtre », une évasion salutaire, un moment d’extrême liberté et de retour à soi, sans que cela soit de « l’égoisme » : une pause pour revenir resourcé et apaisé…

        Donc un grand merci pour vos commentaires et votre vision sensible et finalement trés humaniste du sujet..

        Bien cordialement

        Eric

        Répondre

      • MK
        17 mars 2016

        Bonjour Eric,
        Merci pour ce témoignage qui rejoint ceux émanant de randonneu(r)ses solitaires. Je fonctionne à peu près comme vous, à ceci près que je ne fais pas de bivouac pour différentes raisons. Je n’ai rencontré dans ma vie (de marcheuse) qu’un seul randonneur qui disait s’ennuyer quand il marchait seul.
        Si les marcheurs solitaires ont les mêmes ressentis, en revanche ceux qui n’ont jamais été autrement qu’en groupe ont bien du mal à comprendre ce que l’on peut éprouver et au cours des discussions que l’ai eues, sur les chemins ou ailleurs, je ne crois pas avoir convaincu qui que ce soit sur les richesses en terme de liberté, découvertes, échanges (même s’ils sont brefs), etc. que nous offre cette mise en marge (volontaire et temporaire) de la société. Je pense que pour se lancer dans la marche solitaire, il faut déjà se libérer de sa dépendance aux autres et se faire un peu confiance. Et pour comprendre ce qu’on ressent, il faut avoir franchi ce premier pas, car les perspectives de la randonnée solitaire sont insoupçonnables si on ne l’a jamais vécue.
        Si vous passez pour un ET, que devrais-je dire parce qu’en plus j’ai le handicap d’être une femme et donc à tous les dangers qu’on me prédit dans chaque conversation, il faut y rajouter évidemment le serial killer… car comme chacun sait, le serial killer se tape des centaines de mètres de dénivelée et des kilomètres de sentiers pas toujours commodes pour aller agresser une hypothétique randonneuse solitaire, alors qu’entre parenthèse, il serait si facile pour lui de repérer une joggeuse dans un parcours de santé ou sa voisine de quartier 🙂
        En souhaitant que vos chemins solitaires (et salutaires) puissent encore longtemps vous apaiser, vous ressourcer, vous étonner et vous offrir ces rencontres qui donnent un supplément d’âme à une journée (ou plus) de marche.
        Cordialement,
        Martine Keller

        Répondre

    • Louis
      2 janvier 2016

      Bonjour Clément,

      C’est un désir naturel que tu as, de vouloir te retrouver seul, surtout à ton âge où on grandit beaucoup et où nous devons devenir responsables. Pour ma part j’ai commencé mon année off par une marche en solitaire de 3 semaines fin Août/Septembre en Écosse. Je n’avais presque jamais fais de randonnée avant (et jamais en solitaire), et je ne pratique pas réellement de sport depuis 7 ans (Je n’ai pas pour autant une condition très mauvaise).
      J’ai du reculer sur certains aspects de ma randonnée (comme de sortir des sentiers, à cause de la météo), mais j’en ai franchis d’autres grâce notamment au mental. Je pense que la marche seul est une école pour écouter son corps et sa tête, découvrir ses limites et repousser des craintes. C’est aussi un moment qui permet de se poser et de réfléchir au sens de sa vie, à son parcours, à sa manière d’être avec les gens etc

      Personnellement, concernant les gîtes (dans l’article), il n’y en avait pas là où je partais, et dormir sous la tente n’est pas mal non plus. Elle offre plus de liberté, là où le gîte assure plus de rencontres.

      Si tu habites en région parisienne, je te conseille d’aller « Au vieux campeur ». Ils ont de nombreux magasins dans Paris, et connaissent bien leur domaine.

      Si tu souhaites des infos sur mon ressenti, ce que j’ai mis dans mon sac, mon organisation etc, n’hésite pas.

      Ps: J’ai 21 ans

      Répondre

  7. Sophie
    18 novembre 2015

    Bonjour,
    contente de lire que l’on peut randonner seule sans être « folle » ou « inconsciente » !! :o)
    Je vis à la Réunion (paradis des randonneurs !) depuis 9 ans et randonne régulièrement depuis 7 ans (3 à 4 randos par mois). Il ne m’est pas toujours facile de trouver des compagnons de sentiers. Je suis dans une association de rando et j’utilise le site OVS (onvasortir, ou urbeez) sur lequel je suggère des circuits en espérant regrouper 5 à 10 marcheurs. Mais il arrive que je ne trouve personne… et je n’ai pas envie de me priver parce que je vais être seule. Dans ce cas, je privilégie comme vous dites les sentiers fréquentés (GR) et ceux auxquels un hélico pourrait facilement accéder (c-à-d pas dans une forêt touffue ou au fond de ravines).
    J’ai toujours dans la tête la petite voix qui me dit « attention, si tu te blesses, si tu chutes… etc. » car dans mon entourage on est très peureux et pourtant, quand je vois le nombre de trailers qui s’entraînent seuls, courent (ou plutôt volent) sur les sentiers escarpés, là personne ne leur dit rien, au contraire on les admire ! Et pourtant ils ont plus de risque de glisser ou de se louper dans un virage…
    J’ai eu une grosse entorse il y a deux ans, et effectivement c’est arrivé alors que je discutais avec quelqu’un du groupe, relâchement de l’attention. Je pense aussi que lorsque l’on marche seul il est plus facile de rester concentrer, même si le risque zéro n’existe pas.
    Pour ce qui est de se retrouver seul avec soi-même, c’est un vrai plaisir. Je me dis que je dois être asociale par certains côtés !! :o) En plus je profite pleinement de la rando et des paysages, j’ai le temps de prendre des photos pour mon blog (dans beaucoup de groupes, les gens cherchent la performance (vite parti, vite arrivé, quel intérêt ?) et ne prennent pas le temps « de vivre »).
    Bonne journée
    Sophie

    Répondre

    • MK
      9 décembre 2015

      Bonjour Sophie,
      Il est vrai que quand un homme marche seul ça ne soulève aucune réflexion, mais quand c’est une femme, tout d’un coup ça paraît complètement insensé. En France les randonneuses solitaires ne sont pas légion. En revanche, en Suisse, Allemagne et Autriche c’est beaucoup plus courant. A tous points de vue, la solitude offre de grandes libertés: choix de l’itinéraire, rythme de marche, nombre et durée des pauses.
      Vous avez un bien beau terrain de jeu. Je suis allée à la Réunion et j’ai été conquise. Tout m’a charmée: la nature luxuriante, le mélange des cultures, la géologie spectaculaire, la gastronomie et …. n’oublions pas l’incontournable le rhum arrangé ! Les très belles photos de votre blog révèlent toute le beauté de votre île.
      Il n’y avait pas trop de touristes, ce qui est vraiment agréable quand on fait de la randonnée, même si j’ai conscience qu’un peu plus de fréquentation serait une ressource économique appréciable pour la Réunion.
      Bien cordialement,
      Martine

      Répondre

  8. celine
    17 août 2015

    Bonsoir,
    Merci, merci, merci pour ce blog.
    je désire me lancer dans une randonnée en solitaire et j’aimerai vraiment en totale autonomie. Ce n’est pas un rêve c’est déclic…j’en ressens le besoin, l’envie de me retrouver seule avec moi même. Je ne souffre pas de solitude, j’appréhende juste un peu les nuits sous tentes (peurs imaginaires lol). Mon grand déclic a été « wild », que j’ai regardé 3 fois en 3 jours, un coup de foudre…bien évidemment si je pouvais éviter de perdre mes ongles ce serait sympa. J’ai choisi grace à un ami du taf (marcheur chevronné) de faire une partie du GR 223 (sentier du douaniers) de Cherbourg à Siotot puis retour par le GRP (100km). Une partie de ma famille vivant à Cherbourg ça rassure de savoir qu’où je puisse être ils sont à 20 bornes max. J’ai hâte mais étant maman célibat de 3 enfants ça demande une organisation. J’ai donc décidé de la faire fin avril début mai 2016, pour me laisser le temps d’acquérir le matériel et le maitriser. Je dois dire que ce blog me fais du bien et me conforte mon choix car mise à part mon ami collègue qui m’oriente, qui m’a indiqué les bons topos, cartes..liste indispensable matériel, bons conseils..pour le moment je me sens un peu obligée de « cacher » ma future expérience car dès que je parle de faire un GR « ouah super idée, tu vs t’éclater » mais la question fuse derrière « tu le feras avec qui? » et ma réponse « seule » provoque un PAF…yeux horrifiés… »mais t’es cinglée, t’es pas sérieuse, c’est pas prudent, tu te rends pas compte… » bref ça ne me fait pas douter mais ça diminue mon enthousiasme. Alors encore merci pour ce blog, vos encouragements. à Bientôt…Céline

    Répondre

    • M
      18 août 2015

      Bonjour Céline,
      Votre commentaire m’a fait plaisir et sourire. J’ai retrouvé dans l’attitude et les réflexions de votre entourage celles auxquelles je devais faire face quand je me suis lancée la première fois dans une rando solitaire. Dans l’esprit des gens (surtout des femmes), le danger le plus grand est le serial killer. Comme si un serial killer allait se taper 10 ou 15 km de chemin boueux, avec éventuellement quelques montées pour tomber sur une hypothétique bonne femme solitaire alors qu’il n’a qu’à aller sur un parcours de santé où les joggeuses foisonnent ou même pister une femme de son quartier. Je ne dis pas que ça ne peut pas exister, mais il ne faut pas que cela devienne une psychose. Après la première expérience, votre entourage s’y fera et la question qui viendra ensuite sera « pourquoi tu pars seule ? » et « tu ne t’ennuies pas ? ». Et ils penseront peut-être « elle est bizarre (la solitude a toujours quelque chose de suspect » ou « elle part seule pour trouver quelqu’un! ».
      J’ai aussi vu et aimé « Wild », film qui est tiré d’une histoire vraie. Je trouve qu’il expose très clairement, les raisons de vouloir se lancer seul(e), les sensations, les éblouissements, les difficultés et les craintes. Enfin bref, c’est un résumé de tout ce qui fait que le chemin solitaire est une aventure personnelle ressourçante et inoubliable.

      Ne faites pas comme elle: si vous achetez des chaussures, prenez-les un peu plus grandes que des chaussures de ville et cassez-les avant.
      Ne faites pas non plus la même erreur pour le sac. Démesuré et trop lourd.( voir article)
      Je ne fais pas de bivouac. Pour 2 raisons: Je suis une grande trouillarde d’une part. Je sais parfaitement que cette peur est irraisonnée et que les dangers ne sont pas plus grands la nuit que le jour.D’autre part quand on marche seul(e) on ne peut évidemment pas partager avec d’autres le poids des affaires de camping (tente, matelas, sac de couchage, réchaud et nourriture) ce qui ajoute pas mal de kilos au sac.
      Je ne connais pas le GR223, mais sur la carte que j’ai pu visionner sur internet, il m’a l’air plutôt sympa.
      J’imagine qu’être maman élevant seule 3 enfants et avoir un travail doit être une activité à plein temps qui ne laisse plus beaucoup de créneaux pour penser à soi et prendre du recul. Je comprends qu’il est important de faire une parenthèse personnelle.
      Je ne peux que vous encourager à mener à bien ce projet. Vous avez le temps de vous y préparer.
      Bien cordialement,
      MK

      Répondre

  9. Rodolphe
    7 août 2015

    Bonjour,

    Merci pour votre blog et les articles qui sont passionants. Je reconnais vraiment ma recherche dans ce que vous écrivez et certains des articles : dépassement, recherche de paix intérieure, … Je souhaite faire une randonnée d’une semaine à compter du 15 août. Je n ai pas eu le temps de me préparer techniquement mais j ai une bonne condition physique. Je n aurai pas le temps de faire ce que vous recommander en préparation. Est ce un gros problème?
    Avez vous des suggestions de randonnées faciles à faire seul? Je pense au chemin de Stevenson ou au GR22? Des recommandations?

    Un grand merci d’avance

    Rodolphe

    Répondre

    • MK
      9 août 2015

      Bonsoir Rodolphe,

      En premier lieu je voudrais vous remercier pour votre commentaire chaleureux.
      Si vous avez une bonne condition physique, je pense que sportivement il n’y aura aucun problème. Même sans entraînement régulier vous pourrez affronter quelques dénivelées.
      Prérequis indispensable: savoir lire une carte. Si vous n’êtes pas habitué à randonner seul, la seule difficulté réside peut-être dans le repérage des balises. Il faudrait donc choisir un sentier correctement balisé et qui est un peu fréquenté de façon à trouver de l’aide auprès des randonneurs si ça ou là vous avez des hésitations.
      Je ne connais pas le GR22, je n’émettrai donc aucun avis.
      Le chemin de Stevenson est bien balisé, joli et assez fréquenté.
      Vous pouvez également faire une partie du GR5 dans les Vosges ou dans le Jura. Je reviens justement des Vosges où j’ai rencontré dans un refuge des randonneurs qui faisaient la traversée et ils étaient enchantés de leur périple (bien qu’un peu fatigués à cause de la chaleur excessive). Si vous voulez de plus amples renseignements je me ferai un plaisir de vous les donner. La partie jurassienne du GR5 est également très jolie et pas très difficile. Dans l’ensemble le balisage du GR5 est bon.
      Autre suggestion: le sentier cathare dans le sud. Il se fait en 10jours, mais on peut n’en faire qu’une partie.
      Et si vous souhaitez de la haute montagne, il y a le tour du Mont Blanc (pas le sommet!). Vous n’êtes pas obligé de faire la totalité. C’est un parcours très beau, assez fréquenté. Certes il y a de la dénivelée, mais comme il y a assez de refuges et gîtes, on peut moduler les étapes.
      Et si vous souhaitez un sentier côtier, il y a le GR34 qui fait tout le tour de la Bretagne…

      J’aurais envie de vous dire: peu importe le chemin que vous voulez prendre. L’important est de vous lancer. Les erreurs, les hésitations, la fatigue, les retours en arrière, le renoncement parfois sont nécessaires à l’acquisition de l’expérience et permettent de se connaître. Pour vous montrer que rien n’est impossible, à la fin de ma traversée des Pyrénées, j’ai rencontré un jeune homme qui terminait la Haute route: il l’avait faite seul… et n’avait jamais auparavant entrepris de randonnée de plusieurs jours. Le haute route se fait autonomie et le marquage est souvent virtuel !

      Lancez-vous dans un projet (qui doit rester tout de même raisonnable) et je suis convaincue qu’une fois que vous arriverez à la fin de votre périple vous vous direz que finalement ce n’était pas si difficile.
      Bonne rando. Peut-être me donnerez-vous des nouvelles à votre retour ?
      Bien cordialement,
      Martine Keller

      Répondre

  10. gaelle
    30 juillet 2015

    Bonjour,
    Merci pour ce bel article!!
    Je compte partir pour la deuxième fois seule en Irlande mais cette fois, je vais me lancer dans la randonnée (les autres fois, j’ai visité « en gros » car peur de m’éloigner de la civilisation 😉 ). Votre article m’a rassuré car même si je suis déjà partie seule, je reste terrifiée 😛
    Se retrouver face à soi-même fait toujours peur, même quand on l’a déjà testé. Enfin.. non, je crois que c’est l’ennui qui me fait le plus peur! Mais justement, ces randonnées, ça va apporter plus que jamais!

    Une belle continuation à vous, merci. 🙂

    Répondre

    • MK
      31 juillet 2015

      Bonjour Gaëlle,
      Je ne peux que vous encourager à entreprendre cette randonnée ce qui vous permettra de tester votre approche de la solitude et savoir si vous ressentez cet ennui qui vous terrifie tellement. Ne nous y trompons pas même si l’on parle parfois « d’ennui mortel », en fait l’ennui n’est jamais mortel. Si vous n’essayez pas, vous ne pourrez jamais vous faire une idée exacte. Au pire, si l’expérience n’est pas concluante, vous aurez un peu gâché quelques jours de vacances.
      Même si l’Irlande n’est pas très peuplée, ce n’est tout de même pas le désert: en période estivale vous allez rencontrer d’autres randonneurs; si vous vous débrouillez un peu en anglais vous allez pouvoir échanger avec les gens du cru qui sont souvent avenants.
      Maintenant, si vous voulez partir seule mais que vous redouter justement de vous trouver trop isolée, lancez-vous sur un parcours où vous êtes sûre de trouver du monde comme par exemple Le chemin de Compostelle (que je conseille du bout des lèvres, car personnellement je n’aime pas en raison de la fréquentation et du battage médiatique 🙂 ) ou sur le Tour du Mont Blanc (très beau et plein d’anglais, avec des gîtes et des refuges pour chaque étape !).
      Je vous souhaite une belle rando.
      Bien cordialement
      Martine Keller

      Répondre

  11. Léa
    26 juillet 2015

    Bonjour!

    Je tombe sur votre blog par hasard et j’en suis ravie!
    En effet, je commence à envisager de faire une (petite) rando en solo, pour la première fois. J’ai déjà fais quelques rando de 5-6 jours en groupe dans les alpes (queyras, écrin), qui m’avaient donné à chaque fois l’envie de sauter le pas en solitaire. Je ne l’ai encore jamais fais car ayant peu de congés, j’ai toujours privilégié des vacances en couple, famille ou amis…
    Cet été j’ai envie de franchir le cap, pour faire une réelle coupure avec le brouhaha de la vie, et me retrouver avec moi-même.
    Je commence tout juste mes recherches pour un itinéraire, mais peut-être pourriez-vous me donner des idées? Je souhaiterais, puisque c’est la première fois, partir 2 ou 3 jours (l’idéal étant de pouvoir arrêter au bout de deux jours si je vis mal l’expérience, ou avoir la possibilité de prolonger d’un ou deux jours si je me sens bien!), dans les alpes. Je souhaite dormir où bon me semble, dans ma petite tente, et non pas dans un gite. Le petit plus serait d’avoir un cours d’eau à proximité car j’adore barboter après une journée de marche!!
    Concernant ma condition physique, ça fait quelques années que je n’ai pas randonné, mais je suis jeune (26 ans) et en bonne forme! Je voudrais donc quand même un minimum de dénivelé (pour avoir de jolis points de vues!) ; mais un parcours pas énormément technique et surtout bien balisé pour me sentir rassurée dans cette première expérience!

    Je vous remercie par avance pour tous les conseils que vous pourriez m’apporter, et je vous souhaite une bonne continuation et surtout une longue vie à ce blog!

    Léa

    Répondre

    • MK
      27 juillet 2015

      Bonjour Léa,
      Je vous remercie de votre commentaire.
      Je comprends votre demande et si je résume, les critères que vous recherchez sont les suivants: une rando dans les Alpes de 2-3 jours que l’on peut éventuellement allonger de quelques jours, pas trop technique mais quand même un peu sportive, avec des beaux points de vue, des points d’eau pour pouvoir barboter et des chemins bien balisés. C’est un peu la quête du Graal.
      Je ne sais pas où vous habitez, mais à moins d’être déjà dans les Alpes ou à proximité, il faudra déjà un certain temps pour arriver au départ de la rando en empruntant les transports en commun sachant que les beaux parcours ne commencent ou ne finissent pas dans les grandes villes bien desservies. Si vous venez en voiture, ce ne pourra être qu’une rando en boucle, auquel cas, elle ne sera pas modulable.
      Concernant les possibilités de se baigner, il n’y a que les lacs, les rivières et les torrents. Les lacs d’altitude et les torrents (qui, pour certains sont à sec en été surtout cette année en raison du déficit de pluviosité) sont très froids et pas particulièrement adaptés à la baignade hormis une trempette des pieds. Les rivières et les lacs sont en fond de vallée, donc loin des paysages grandioses.
      Quant au camping sauvage, je ne veux pas vous renseigner car je ne connais pas la législation en ce domaine. Dans la plupart des endroits il est règlementé voire interdit.
      Coté balisage, les itinéraires principaux sont en général correctement identifiés; les sentiers secondaires, moins fréquentés, laissent parfois à désirer.
      Comme vous pouvez le comprendre, l’équation qui tiendrait compte de tous les paramètres recherchés me semble un peu impossible à résoudre.
      N’étant pas des Alpes, je ne connais pas toutes les randonnées de quelques jours que l’on peut y faire. Je ne connais que les grands classiques ( GR5, Tour du Mont Blanc, Tour de la Vanoise, du Queyras) qui se font en une semaine ou plus.
      Je vous conseillerais de vous rendre sur les sites internet des parcs nationaux ou régionaux (Vanoise, Queyras, Ubaye, Mercantour, Chartreuse, Vercors) qui proposent des brochures et suggèrent des idées de randos. Vous pouvez aussi consulter le site de la FFRP qui présente une sélection de randos à la carte (lieu, nombre de jours, …).
      https://www.ffrandonnee.fr/les-itineraires-et-l-environnement/les-idees-rando.aspx
      Peut-être que dans un premier temps, il serait judicieux de vous orienter vers un projet commode à mettre en place, même s’il ne répond pas à toutes vos attentes pour voir si la randonnée en solitaire vous comble ou au contraire ne correspond pas à ce que vous vous étiez imaginé.
      Bonne rando.
      Bien cordialement,
      Martine Keller

      Répondre

  12. Brigitte57
    10 juillet 2015

    Bonjour MK,
    Je fais de la rando avec une amie et nos chiens depuis plus d’un an. Nous avons fait le « sentier des roches » dans les Vosges. C’était super !
    Cette amie va être de moins en moins disponible et comme je ne connais personne d’autre que cela intéresse, j’aimerai me lancer dans la rando en solitaire, mais toujours avec mon chien (pour commencer : juste la journée, puis essayer avec une nuit)
    Je voudrais tenter – très prochainement, en aout – le rocher du Mutzig, le parcours de 16 kg à Lutzelhouse. Pensez vous que cela me soit accessible ? seule (avec mon chien) ?
    J’ai 2h30 de voiture a l’aller et autant au retour (a prendre en compte pour la fatigue du retour).
    Les Vosges me paraissent idéales vu que j’habite en Moselle et que je ne sais pas trop où aller.
    Merci pour votre site, je me régale.
    B.K.

    Répondre

    • MK
      14 juillet 2015

      Bonjour Brigitte,

      Merci de votre commentaire sympathique.
      Il m’est difficile de répondre de façon pertinente à votre question, car je ne connais ni votre condition physique, ni votre endurance, ni votre aptitude à gérer les cartes. Si par le passé, avec votre amie vous étiez capable de faire des randonnées dans les Vosges de longueur équivalente et si vous saviez vous repérer sur le terrain et vous débrouiller avec le balisage, je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas arriver à faire une rando de 16km en solo.
      Selon l’adage qui dit que « qui ne tente rien, n’a rien », je pense qu’il ne faut pas renoncer avant d’avoir commencé. Je vous suggère d’entreprendre cette randonnée. C’est un beau circuit avec comme temps forts le Rocher de Mutzig et la Porte de Pierre. En août, les jours sont longs. Il faut partir tôt de chez vous. Si vous voyez au cours de la randonnée que vous n’avancez pas assez vite, il vous suffira de faire demi-tour pour revenir au point de départ afin de retrouver votre voiture. Le fait de rebrousser chemin ne doit pas être vécu comme un échec mais au contraire une victoire du bon sens sur l’aveuglement. Et si, ce dont je suis presque sure, vous arrivez au bout de votre boucle, accordez-vous le repos nécessaire avant de reprendre votre voiture.
      Faites-vous plaisir et faîtes plaisir à votre chien !
      Bonne balade !
      Cordialement,
      Martine Keller

      Répondre

  13. Nicolas
    1 juillet 2015

    Je suis agréablement surpris par ce blog, et en particulier cet article.

    Après 10 années sans activité physique, j’ai eu à la vue d’un film il y a 3ans (Sentier Mystique en VF) une sorte de déclic, quelque chose de profond, un besoin animal pour répondre à des frustrations et un mal-être. N’ayant personne pour me guider dans mon entourage, j’ai commencé seul, appris en autodidacte, fait des erreurs, et je continue ce cycle : apprendre, se tromper, recommencer… C’est enrichissant sur tant de plans.

    Je marche seul par dépit, mais au final cela me va bien, car je me définis comme un introverti, non ce n’est pas négatif, c’est juste différent. Je suis persuadé que l’expérience n’est pas la même, seul, à deux, et à plusieurs.
    Mon dernier et plus grand tour, 120 km sur le Sentier de la Ligne Maginot a été une source de douleur physique (ampoules et pieds tendres), mais un flot de plaisirs solitaires : le silence, l’observation, le dépassement. J’avais emmené un livre que je n’ai jamais ouvert, jamais l’ennui ne m’a assailli. J’ai au début eu toutes sortes de pensées, concernant le passé, l’avenir, une à une, elles se sont tues. Puis c’est l’instant présent qui me divertissait, le bruissement de mes pas, ma respiration, la faune et la flore. Ensuite autre chose s’est installé en moi, je ne sais l’expliquer clairement, je le définis comme une pensée blanche, j’avançais la tête vide et le coeur léger, littéralement. Cette paix intérieure mêlée d’un contentement m’accompagna jusqu’au terminus, c’était beau, j’étais bien.

    J’ai maintenant pour projet de réaliser une transvosgienne solitaire par la GR5/53 en septembre.

    Observation personnelle sur la solitude, plaidoyer pour la tarp :
    Sortir de sa zone de confort n’est pas une obligation, ni un but, je souhaite seulement vous donner l’envie d’essayer, au pire cela pourrait vous plaire 😉

    Je dors sous tarp/bâche, j’ai fais ce choix pour le contact avec la nature, à de nombreuses reprises la tentation d’acheter une tente s’est présentée à moi par cette peur irraisonnée du noir, de l’inconnu, de se relâcher et dormir à la merci de je ne sais quoi. Mais justement « je ne sais quoi », à vrai dire… rien. Alors oui, la tente protège le corps des intempéries efficacement, mais une tente, c’est quatre murs de tissu, une illusion de foyer, une sphère très/trop intime qui coupe ce contact avec l’environnement.
    Je suis content d’avoir persévéré pour l’usage d’une bâche, au delà du savoir faire, de la prise d’assurance, de la confiance en soi, ce sont finalement les oiseaux qui me bercent le soir, le soleil qui me réveille doucement le matin, et le vent qui me chatouille le visage.

    Merci pour votre lecture.

    Répondre

    • MK
      3 juillet 2015

      Bonjour « undead » Nicolas !

      Je vous remercie pour ce long mail qui expose les raisons de vos itinérances en solitaire, exprime bien votre vécu du chemin et vos ressentis. J’ai moi-même été poussée à me lancer dans un périple solitaire (que raconte le livre « Ruban d’Orient » qui n’est autre que la traversée de la France entre Wissembourg et Menton) pour reprendre pied dans la vie. Les impressions sur le vif ou à postériori et les souvenirs que j’en ai tiré ont toujours été un moteur pour me faire repartir. Vous avez raison de dire que marcher seul n’est en rien comparable avec une marche à plusieurs. L’enthousiasme de découvrir des paysages nouveaux, de faire corps avec la nature, etc. sont escamotés par le groupe (son bruit, ses conflits, les compromis qu’il faut faire, les renoncements qu’il faut s’imposer …).

      Je ne connais pas le film  » Sentier mystique », mais j’ai eu la curiosité, suite à votre mail d’aller consulter les sites internet et la bande annonce… Je dois dire que l’extrait et le résumé m’ont donné une image assez angoissante de la randonnée et en contradiction avec ce qu’elle me fait vivre. Le film développe peut-être d’autres aspects de cette immersion dans la nature. J’ai vu un film (assez ancien) tiré d’un livre qui me semble correspondre beaucoup plus à l’idée que je me fais de la randonnée en solitaire ( « Wild » qu’on peut trouver sur les sites de streaming): il aborde la nécessité de faire un break dans sa vie, les erreurs (vues de façon humoristique), les bonheurs, la joie d’être allé au bout de son projet, etc.

      Il est assez surprenant que vous me parliez d’un tarp car, dans l’article qui a fait l’objet de votre commentaire, j’ai fait récemment une modification en supprimant un petit paragraphe et une photo concernant le tarp que j’emportais. En réalité je me suis chargée de cette bâche pour plusieurs randonnées au cas où je ne trouverais pas de gîte. Mais je dois avouer que je suis une indécrottable trouillarde (pas quand je marche, mais la nuit) et jamais je ne l’ai utilisé. J’ai toujours préféré allonger mes étapes (ou les raccourcir) faire des détours plutôt que de dormir (disons plutôt passer une nuit d’insomnie!), interprétant tous les bruits comme des menaces tangibles. J’ai fini pas ne plus le prendre puisqu’il chargeait mon sac inutilement. De plus, randonner en autonomie suppose qu’on se charge également du matériel pour préparer ses repas, ce qui est un poids supplémentaire. Et enfin, si je marche seule et que je ne rencontre personne pendant la journée, pas de problème, mais le soir, j’aime pouvoir un peu échanger avec d’autres. J’ai fait parfois des randonnées de plus d’un mois et je ne suis pas suffisamment ermite pour me couper totalement du monde.

      Depuis de longues années je caressais le projet de traverser les Vosges: ça me semblait un but ambitieux. En 2008, je l’ai fait. Je suis même allée plus loin puisque j’ai suivi le GR5 (ou ses variantes) dans le Jura et dans les Alpes. Et franchement, ça vaut vraiment le coup ! Alors quand vous arriverez au sommet du Markstein ou du Grand Ballon, si vous avez assez de chance pour voir comme un mirage se dessiner au sud les sommets alpins, je suis sure, si l’aventure vous a plu, qu’ils sauront vous inciter à poursuivre votre route !
      Bonne traversée des Vosges !
      Bien cordialement,

      Martine

      Répondre

      • Nicolas
        5 juillet 2015

        Bonjour,

        Votre remarque est pertinente, le film « Sentier mystique » est dérangeant par certains aspects. Non, ce n’est pas un film familial, on pourrait même se demander ce que j’y ai vu.

        J’ai regardé « Wild » il y a quelques mois, et vous en exprimez très bien l’essentiel. C’est une invitation au voyage bien plus attractive, je l’ai d’ailleurs conseillé à mon entourage.

        Je retourne à mes préparatifs, et vous remercie pour votre précédente réponse.

        Répondre

  14. Lucie
    16 juin 2015

    Bonjour,

    Je suis contente d’être « tombée » sur ce blog dont les commentaires et réponses répondent tout à fait à mes projets du moment!
    Je souhaite réaliser mon premier séjour rando en solitaire dans les Pyrénées afin de me ressourcer profondément et de goûter à une liberté qui me fait parfois peur car je l’associe trop vite au vide.
    Je souhaiterais des conseils d’itinéraires pour effectuer une boucle avec possibilité d’hébergement en refuge (avec demi-pension) chaque nuit et des pistes bien balisées et assez fréquentées (au cas où!)
    Je suis assez bonne marcheuse et peut endurer des dénivelés assez important mais sans avoir besoin d’utiliser du matériel spécifique.
    J’ai réalisé, avec un groupe, il y a quelques années la boucle au dessus du cirque de Gavarnie (de la grange de Holle au refuge des Espuguettes en passant par celui de la brèche de Rolland). Cela me laisse un très bon souvenir.
    Je vous remercie par avance de votre réponse de passionnée!
    Lucie C.

    Répondre

    • MK
      18 juin 2015

      Bonjour Lucie,

      Merci de votre commentaire. Cependant il m’est difficile de vous donner des conseils précis pour plusieurs raisons. En premier lieu parce que je ne connais des sentiers des Pyrénées que le GR10 (de Hendaye à Banyuls fait en 2009) et la région de Gavarnie pour y avoir passé des vacances il y a longtemps. Par ailleurs, vous ne spécifiez pas le nombre de jours que vous voulez consacrer à votre randonnée: souhaitez-vous une boucle de 3 jours, une semaine ou plus ?

      Les dénivelées ne vous font pas peur, mais vous souhaitez des chemins bien balisés et un peu fréquentés. Il est évident que je ne connais pas tous les chemins mais à la lumière de mon expérience, je peux dire que la qualité du balisage en France est dans l’ensemble plutôt correcte. Cependant ça et là il y a des insuffisances qui entraînent hésitations et erreurs. Mais je crois qu’aucun randonneur même confirmé ne peut se vanter de ne jamais s’être trompé.
      Quant à la fréquentation, excepté pour les parcours très médiatiques comme Compostelle ou le GR20 en Corse, elle reste modeste sur tous les sentiers de grande randonnée dès lors qu’on est un peu éloigné d’un village ou d’un parking. Cela ne veut pas dire que c’est le désert, mais en général les randonneurs sont clairsemés.
      Maintenant, je peux tout de même vous donner quelques pistes pour élaborer un projet.
      Je connais de nom le Tour du Val d’Azun (boucle) http://www.ffrandonnee.fr/boutique/topo-guide.aspx?ref=1091.
      Sinon, vous pouvez faire un parcours linéaire et rejoindre le point de départ par un bus ou un train pour récupérer votre voiture. Par exemple, une portion du GR10, le sentier cathare (http://www.lesentiercathare.com/), le chemin des bonshommes (http://www.ariegepyrenees-catharisme.fr/chemin-des-bonshommes/?debut_affich2=6#pagination_affich2).

      Enfin, je peux vous inviter à fouiller le site de la FFRP (http://www.ffrandonnee.fr/Default.aspx) qui présente toute sa collection de topoguides et des suggestions de rando de toutes sortes. Personnellement, j’utilise souvent ces topoguides pour mes randos en France car ils remplacent les cartes et comportent toutes les infos indispensables ( temps ou longueurs des étapes, coordonnées des gîtes, moyens de communication, etc).
      J’espère avoir apporté quelques réponses à vos questionnements. Si vous avez d’autres interrogations, je me ferai un plaisir d’y répondre.
      Bien cordialement,
      Bonne rando
      Martine Keller

      Répondre

      • lucie
        21 juin 2015

        Merci bien pour votre réponse. Je vais me pencher sur les liens que vous m’avez donner et aussi sur le chemin de Compostelle car sans vouloir marcher sur une « autoroute » je serais quand même très rassurée de croiser souvent du monde pour une première rando en solo!
        Je compte prévoir une rando de 4-5 jours minimum.
        Merci encore et à bientôt si je ressens le besoin de vous poser d’autres questions.
        Lucie

        Répondre

      • denis
        12 avril 2016

        bjr
        j’arrive certainement après la guerre, mais pour les Pyrénées je ne saurais trop te conseiller le merveilleux site suivant : http://www.topopyrenees.com/
        denis

        Répondre

  15. Cécile
    4 juin 2015

    Après une première expérience de randonnée (Compostelle) à plusieurs, j’ai senti très vite le besoin de marcher seule. Marcher en groupe reste toujours un plaisir pour moi mais je ne ressens pas cette sensation de liberté que l’on a quand on est seule.
    Attendre les autres m’insupporte ! ou se dépêcher parce que la supérette va fermer …
    Etre seule est au contraire pour moi le meilleur moyen de lier contact avec les gens qui vous entourent.
    J’ai vaincu mes peurs en me testant sur des petits parcours. La semaine prochaine, je fais le grand pas ! Je fais le tour du Golfe du Morbihan.
    Bonnes marches à tous !
    Cécile

    Répondre

    • MK
      14 juin 2015

      Bonjour Cécile,
      Comme vous pouvez l’imaginer, je suis assez d’accord avec vous puisque pour ma part je marche souvent seule: liberté presque totale, les limites imposées étant celles qu’on se fixe; contacts qui se nouent mieux si l’on est seul; attention qui n’est pas phagocytée par les conversations incessantes de coéquipiers, etc.
      Ce qui me contrarie le plus n’est pas d’attendre les coéquipiers qui marchent moins vite que moi car je sais qu’en allant randonner avec d’autres, il faudra s’adapter. Comme on dit  » la caravane avance au rythme du chameau le plus lent ».
      En revanche, voir mon projet dénaturé parce qu’il faut se lever tôt, parce que la rando est trop longue ou trop fatigante, attendre au départ des coéquipiers qui sans raison valable, ne sont jamais prêts (en général toujours les mêmes!), entendre ceux qui ne supportent pas de voir un écart de quelques dizaines de mètres se creuser et qui lancent des « attendez-moi! » répétitifs et accusateurs, écouter les jérémiades de ceux qui ont chaud ou qui ont un sac lourd, ternit pas mal le plaisir de ma randonnée.
      Marcher à plusieurs c’est bien quand les coéquipiers ont exactement la même vision de la vie en groupe.
      Je crois que dans l’esprit de beaucoup marcher à plusieurs pourrait s’intituler ‘rester groupir » ou disons collés-serrés. Comme un bataillon, en rangs compacts, sans trous. Exactement à la même cadence. Sous les ordres d’un chef (ou d’un petit groupe) autoproclamé ou cédant devant les récriminations des râleurs. Il en résulte pour ceux qui ne sont ni les meneurs, ni les râleurs une obligation à obtempérer conduisant à une perte de liberté, d’autonomie, des frustrations qui débouchent sur des tensions (ou des mutineries et des scissions) si la rando dépasse plusieurs jours. Combien en ai-je rencontré des groupes qui s’engueulaient copieusement le plus souvent dans les endroits difficiles.

      Je souhaite que votre périple dans le Morbihan saura répondre à vos attentes et marquera le début d’une longue série de randos qui vous feront connaître le plaisir d’une liberté sans contraintes.
      Cordialement,
      Martine Keller

      Répondre

  16. amandine
    23 mai 2015

    Bonjour,
    Je voudrais partir en randonnée seule cet été, mais mon budget étant restreint je ne peux pas me payer d’hébergement pour tous les soirs. Pensez vous qu’il est possible de partir seulement en bivouaquant quand on est seule ? Je l’ai déjà fait en groupe, mais c’est le fait d’etre seule qui m’inquiète, est-ce risqué ? Merci 🙂

    Répondre

    • MK
      26 mai 2015

      Bonjour Amandine,
      Il faudrait savoir ce que vous craignez à faire du bivouac seule. Je suppose que c’est la peur de faire une mauvaise rencontre! Objectivement, en randonnée le risque majeur ne se trouve pas là. Statistiquement vous avez plus de probabilité d’avoir un accident (chute notamment, chutes de pierres) que de croiser un serial killer, un loup ou un ours. A moins d’aller planter votre tente proche de zones où se concentrent des gens avinés ou shootés, je dirais même que pour le serial killer, vous avez beaucoup plus de chance de le retrouver sur un parcours de santé fréquenté par les joggeuses ou même dans votre quartier… Bien entendu, le risque zéro n’existe pas !

      Mais le problème qui se pose, n’est pas le danger réel, mais le danger ressenti et imaginaire. Cet état d’esprit dépend du tempérament, du vécu de chacun et de l’heure de la journée. Ce qui veut dire qu’on peut avoir peur sans qu’il y ait de danger avéré. Pour ma part, je l’avoue, je suis trouillarde et me retrouver à dormir seule dans un endroit isolé est plutôt anxiogène en dépit des raisonnements que je peux avoir. Quand il m’est arrivé de devoir passer des nuits dans ces conditions, le matin, mes craintes me paraissaient complètement stupides et infondées.
      Donc c’est à vous de savoir si vous pensez que vous ressentirez de l’angoisse le soir et la nuit, auquel cas, vous dormirez mal voire pas du tout, ou au contraire si vous vivez le bivouac solitaire sereinement. Si vous pensez que vous ne vous sentirez pas tranquille, je pense qu’il faut peut-être opter par exemple pour les refuges où vous ne prendrez pas la demi-pension, mais seulement la nuitée, les campings, les gîtes communaux. Éventuellement raccourcissez votre randonnée pour ne pas dépasser le budget prévu.
      J’espère avoir répondu à votre interrogation.
      Cordialement,
      M.Keller

      Répondre

      • amandine
        26 mai 2015

        Merci beaucoup pour votre réponse, qui répond parfaitement à mes questions ! En effet c’est principalement à la peur de la mauvaise rencontre que je pensais et vous avez confirmé ce que je pensais.
        Merci et bonne continuation !

        Répondre

  17. Nathalie
    10 avril 2015

    Bonjour,

    Merci pour votre site très agréable à consulter. Je cherche à faire une randonnée itinérante de 15-20 jours cet été en Allemagne, Suisse ou Autriche. N’ayant pas fait cela depuis quelques années déjà, je cherche itinéraire qui ne soit pas trop physique et offrant de l’hébergement au fil du trajet. Avez-vous une suggestion ou une piste à partager ? Merci par avance.

    Répondre

    • MK
      11 avril 2015

      Bonjour Nathalie,
      Je vous remercie de votre appréciation sympathique.
      Il existe de nombreux parcours en Allemagne, Autriche ou Suisse, mais pour la plupart ils sont localisés dans les Alpes.
      La notion de difficulté est un paramètre assez difficile à apprécier dans l’absolu car il est variable selon chaque individu : un itinéraire jugé comme facile pour certains peut paraitre difficile pour d’autres. Les Alpes sont des hautes montagnes et les dénivelées sur une étape sont très souvent au dessus de 600m. Les étapes de faible dénivelée sont en général en fond de vallées, souvent sur de larges pistes et ne sont pas les plus belles ! je pense en revanche qu’on peut envisager, si l’on manque d’entraînement, de faire des étapes plus courtes (au moins au début de sa randonnée), ce qui est envisageable quand les hébergements sont rapprochés.

      Je ne connais évidemment pas tous les parcours : j’ai traversé les Alpes en utilisant de nombreux tronçons de la Via Alpina par différentes voies et croisé d’autres itinéraires.
      Je peux vous conseiller de vous rendre sur le site de la Via Alpina (http://www.via-alpina.fr/fr/page/1/la-via-alpina): dans le menu déroulant vous y trouverez les 5 itinéraires et le détail de chaque étape. (durée, dénivelées, temps entre les différents points de passage, hébergements…). Vous pourrez faire le choix de la partie voulez entreprendre.

      Quelques petites remarques issues de mon expérience :

      La voie rouge est la plus fréquentée. Elle est bien balisée.
      La voie bleue ou voie italienne est de difficulté inégale; les hébergements font un peu défaut parfois et le balisage n’est pas toujours au top.
      La voie jaune est superbe, mais j’ai trouvé que c’était la plus difficile.
      La voie verte est entièrement en Suisse (hébergements très chers malgré la chute du franc suisse), bien balisée, pas trop difficile, beaucoup de monde dans les localités réputées.
      La voie violette, est la moins difficile. La partie entre Oberstdorf et Salzbourg est plus jolie que l’autre partie.
      Les renseignements du site de la Via Alpina sont fiables, sauf pour les tarifs annoncés qui sont à revoir à la hausse ; l’Autriche est le moins cher des 3 pays. Personnellement, je n’ai jamais réservé à l’avance ( ce qui me permettait de m’adapter à la météo et gérer la fatigue). Parfois, il y a eu de petites difficultés, mais on a toujours trouvé une solution : les Allemands et Autrichiens sont serviables.

      Il existe d’autres itinéraires que je ne connais que de nom (sauf une partie du Maximillianweg commune avec quelques étapes de la Via Alpina violette) : Adlerweg (Autriche), Maximillianweg (Allemagne), Min weg (Autriche http://www.vorarlberg.travel/de/vorarlberg-rundwanderweg). En fouillant sur internet vous trouverez tous les renseignements de ces randonnées au long cours (détail des étapes, difficultés, hébergements).
      J’espère avoir répondu à vos interrogations. Si vous souhaitez davantage de renseignements pour préparer votre randonnée, je me ferais un plaisir d’apporter des réponses.
      Cordialement,
      M.K.

      Répondre

      • nathalie
        21 juillet 2015

        Mille mercis pour vos explications détaillées ! Une affaire à suivre de mon côté

        Répondre

  18. sophie
    31 janvier 2015

    bonjour, je veux partir marcher seule quelques jours (4 jours max) en février dans un endroit beau, avec du dénivelé (mais pas excessivement) et où je pourrai planter ma tente! (j’ai déjà fait plusieurs fois de longues randonnées je suis donc préparée)
    Je suis en région parisienne , une destination pas à l’autre bout de la France ce serait top!
    Auriez-vous une idée de lieu à me proposer que vous connaissez? merci! bonne soirée

    Répondre

    • MK
      1 février 2015

      Bonjour Sophie,

      Le dénivelé se trouve obligatoirement dans les montagnes. Or les massifs montagneux pas trop loin de Paris, c’est-à-dire en France sont très enneigés en ce moment. Ceci suppose de marcher avec des raquettes (ou des skis). Par ailleurs, comme vous pouvez l’entendre aux infos, les risques d’avalanche sont assez élevés notamment dans les Alpes et Pyrénées. Je vous déconseillerais d’y aller, à fortiori si vous êtes seule. La neige est un danger que même les professionnels de la montagne ne gèrent pas totalement.

      Les Vosges que je connais bien, sont également enneigées. Le massif vosgien ne dispose pas de randonnées de plusieurs jours dédiées à la marche avec raquettes (pas de balisage, pas de damage). Il y a tout au plus quelques petites boucles qui occupent une demi-journée. Les sentiers de randonnée pédestre ne sont pas toujours praticables et peuvent se révéler dangereux.

      J’ai cependant une suggestion : je reviens du Jura où j’ai effectué avec des amis la GTJ en raquettes entre Giron (Ain) et Mouthe (Doubs) en 7 jours. C’était une randonnée de toute beauté. Vous pouvez en faire une partie si vous ne disposez que de 4 jours. L’itinéraire est jalonné (piquets jaunes) et ne présente pas de risque en dehors de ceux liés aux conditions hivernales. Il existe un itinéraire sensiblement parallèle pour ski de fond ( GTJ à ski, jalonné de piquets rouges). Une documentation est proposée dans les offices de tourisme et sur le site de la GTJ. Il y a des gîtes et refuges qui ponctuent les étapes. Avec du très bon matériel, vous pouvez probablement bivouaquer, mais il faut savoir que le Jura est la région la plus froide de France.
      J’espère avoir répondu à vos questions et si vous voulez d’autres renseignements, je suis à votre disposition.
      Cordialement,
      M.K
      site de la GTJ

      Répondre

  19. Philippe Noth
    12 mars 2013

    Bonjour,

    Peut-on retrouver ces belles réflexions sur la randonnée en solo dans un de vos deux livres ou apparaissent-elles uniquement sur ce blog ? Je suis aussi un adepte de ce genre d’exercice et ce que vous décrivez correspond exactement à mon ressenti.

    Je suis sur le point de publier un guide de randonnée « pour grizzlys » et je citerais volontiers l’ouvrage dans la bibliographie. Et bien sûr je vais de ce pas le commander sur Lulu 🙂

    Cordialement

    Répondre

  20. Anne Versailles
    15 septembre 2011

    Pour mes 40 ans, je me suis offert 15 jours de GR5 seule… J’ai adoré! Partir est certes très difficile (mais pour moi, partir est toujours difficile; partir seule l’est un peu plus encore il est vrai…).
    Vous ne parlez pas ici du plus grand risque (ou joie, car je suis persuadée que cela le devient tôt ou tard) de randonner seul(e): c’est de se retrouver face à soi-même. Nous sommes tellement habitués à nous remplir de notre agenda que se retrouver soi, face à soi, rien qu’à soi, ça peut faire peur (au début).

    Répondre

    • mk
      17 septembre 2011

      Merci de votre remarque. C’est vrai, je n’ai pas évoqué dans cet article cet aspect des choses, à savoir se retrouver face à soi-même. Plus souvent de la joie que du risque. A plusieurs reprises dans mes récits, j’y fais allusion et en premier lieu dans celui qui relate mes premiers pas en solitaire au départ de Wissembourg (GR53). Tous ces kilomètres parcourus m’ont mise face à moi-même dans les situations les plus diverses : ils ont été le moyen de réfléchir, de me ressourcer et de parcourir le chemin intérieur que l’on ne peut jamais faire dans le tourbillon de la vie quotidienne minutée et phagocytée par l’entourage. Et de connaître ses limites, car lorsque l’on est seul(e) dans des situations délicates, anxiogènes ou démoralisantes comme cela a été le cas plusieurs fois cette année en raison d’une pluie tenace, on ne peut compter que sur soi-même et l’on doit puiser dans son courage ou s’accrocher à ses motivations pour aller de l’avant.
      Toute cette facette de la randonnée en solitaire mériterait d’être développée davantage…
      En vous souhaitant beaucoup d’autres bonheurs nomades, bien cordialement.

      Répondre

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