Solo Madeira: Informations et réflexions

Si Madère m’a déçue, je ne peux pas l’en tenir entièrement responsable, et je ne voudrais pas que ce récit dissuade le lecteur d’aller la découvrir. Ma déconvenue n’efface pas les belles images que j’en ai rapporté et les souvenirs de quelques épisodes savoureux.

J’ai joué de malchance avec la météo. Tout randonneur sait que si l’on peut s’accommoder d’une pluie épisodique, celles qui sont persistantes érodent à la longue le moral et particulièrement si elles obligent à renoncer aux courses majeures.

Il est souhaitable, si l’on veut bénéficier d’un temps moins arrosé, de ne pas y venir en hiver.

J’avais imaginé pouvoir me lancer dans une itinérance continue comme je les aime, sans devoir recourir ( trop souvent ) aux moyens de transport.

Or, il faut savoir, d’une part que les hôtels sont concentrés dans les villes touristiques côtières. On ne trouve presque rien en montagne et le camping, bien que toléré n’est pas une pratique courante.
D’autre part, les parcours pour la plupart sont déconnectés les uns des autres.

Pour ces deux raisons, la quasi totalité des marcheurs effectue des randonnées à la journée.

Les nombreux bus qui sillonnent l’île permettent d’accéder au départ des principaux itinéraires. Les taxis, également très nombreux, sont une alternative intéressante, (mais coûteuse) pour les destinations non desservies. Quand on est à plusieurs, il est plus avantageux de louer une voiture pour un ou plusieurs jours.

Il existe trois types de parcours:

  • Les chemins de levadas (canaux d’irrigation)… 1400 kilomètres, il y a de quoi faire ! Sans aucune difficulté mais parfois un peu aériens. Quand on a le vertige il suffit de marcher dans le chenal, cela m’est arrivé une fois.
  • Les sentiers de randonnée en montagne, bien balisés et sécurisés pour les plus fréquentés. Les autres ne sont pas toujours bien indiqués.
  • Les sentiers côtiers.

J’ai effectué ce trek en solitaire.
Organiser son voyage sans passer par les services d’une agence est à la portée de tout le monde. Cette formule permet de faire de substantielles économies, et surtout d’adapter son séjour à la météo. Dans la mesure où il s’agit d’une randonnée en étoile, on peut laisser une partie du paquetage à l’hôtel.

De nombreuses agences françaises, anglaises ou allemandes proposent les mêmes circuits. Elles prennent en charge l’aspect logistique, disposent de minibus qui permettent les acheminements plus rapides. Mais en revanche, le programme est figé. On peut être amené à faire une randonnée en montagne sous un déluge !

Pour conclure, je pense que c’est une destination qui convient parfaitement à ceux qui veulent s’éblouir d’une végétation luxuriante et de paysages agréables ou surprenants sur des parcours qui ne mobilisent pas trop d’énergie.

Pour préparer mon voyage j’ai utilisé le topoguide Rother (en français) et une carte Kompass.

 

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