Crête des Vosges par les GR®5 : De Climbach à Obersteinbach (2)

Obersteinbach, lundi 11 février 2008

Me voilà allongée sur le lit de ma petite chambre vieillotte de l’hôtel « Au Wachtsfels », où je suis pour la deuxième fois de ma transhumance vosgienne l’unique cliente.

Ruine du Froenbourg

L’étape d’aujourd’hui un peu plus copieuse, six heures de marche prévues sans les pauses, était agréable. Le sentier m’a promenée d’un château fort à l’autre par un trajet essentiellement en sous-bois. Si je me rappelle leur nom aujourd’hui -Le Hohenbourg, Loewenstein, Flekenstein, Froenbourg…- je pense que très rapidement je les confondrai car je crois, sans les avoir recensés qu’il y en a probablement plus d’une vingtaine sur tout le parcours.*

Le climat est p rintanier. A midi, à l’instar de quelques lézards téméraires paressant sur des rochers, je m’installe au soleil et à l’abri du vent dans un fauteuil de feuilles mortes pour pique-niquer et paresser après avoir quitté polaire et parka.

Dommage tout de même de traverser cette nature endormie et muette ! Si les forêts mixtes qui abritent quelques conifères conservent un soupçon de vie, celles qui ne sont composées que de feuillus figés dans leur nudité hivernale, sont un peu monotones. Cette randonnée mériterait un printemps plus avancé ou un automne flamboyant.
Le sentier offre peu de dénivelées, tout le parcours se fait en douceur à l’abri des arbres, passant d’un flanc de colline à l’autre, glissant dans des vallées peu profondes pour enjamber des ruisseaux, avant de remonter vers des sommets arrondis parfois coiffés de châteaux ruinés ou de quelques tables sommitales de grès rose plantées dans la montagne comme des chicots dans une gencive.

Fils d’argent

L’arrivée au milieu de l’après-midi à Obersteinbach caressé par le soleil rasant offre un spectacle magnifique. Le village s’étale paresseusement au creux de prairies verdoyantes. Et quand o n parcourt la rue principale, on voit qu’il est adossé à la falaise, sous la tutelle du château d’Arnberg et du rocher du Wachsfels.

Comme le premier jour, j’arrive un peu tôt, et ne voulant pas perdre une miette de soleil qui n’est pas toujours si généreux dans nos régions, c’est débarrassée de mon sac que je m’offre l’ascension  du rocher et la visite du château.
La solitude ne me pèse pas la journée pour marcher, bien au contraire. En revanche la soirée parait interminable quand l’étape est courte.

Mais en contre-partie, cette solitude choisie vous offre une liberté insoupçonnée et le plaisir égoïste de pouvoir vous approprier tous les panoramas, les images, les sons et les senteurs qui vous m’assaillent et profiter sans partage de chaque seconde de chemin sans en être distrait… (lire la suite)

*Après vérification, j’en ai dénombré trente sur les GR53 et GR5.

Galerie de photos

Wissembourg -Saverne
 

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